‹ Œuvres complètes de Eugène ScribeChapitre 148 sur 186 · SCÈNE XL VICTOR, SUZANNE · texte numérisé non relu

SCÈNE XL VICTOR, SUZANNE

SUZANNE

Durillon... Durillon!... On sonne de tous les côtés, et il n'entend pas...

VICTOB.

Je crois bien... Eh! mais, c'est Suzanne... Tex-dame d honneur de ma tante... Âh ! que je suis content de te voir...

SUZANNE

Comment, monsieur, vous qu'on disait en vacances !

VICTOR

Qu'est-ce que tu tiens là?... '

SUZANNE

Le vitchoura de madame Dermont, qui me l'a donné à garder... (a part.) Ennuyée d'attendre son mari... elle a pris le parti de se baigner.

VICTOR, prenant le ritchoura.

Ah! quelle idée!

SUZANNE

Eh bien ! qu'est-ce que vous faites donc?...

VICTOR

Ma tante ne se fâchera pas, j'en suis sûr... Tu lui diras que j'en ai eu besoin.,, et puis, d'ailleurs, Suzanne, tu sais bien, tu es si gentille... Eh 1 vite à ma toilette... allons, viens donc m'aider.

270 GOMÂOIBS — VAUDEVILLES

SUZANNE, 86 cachant le» jeux arec les mains.

Moi, par exemple, le ciel m'en préserve!

VICTOR, tout en s'habillant, s'approeb» de Suzanne et Teabrasia. SUZANNE.

Eh bien! monsieur...

VICTOR

Voilà ce que c'est que de ne pas regarder.

SUZANNE

Eh I mon Dieu, quel est votre dessein ?

VICTOR

Sois tranquille.

i AIR do M. Blanchard

Dans le grec, où je suis habile, Je lisais qu'on pouvait ainsi, '- En prenant l'armure d'Achille

Être invincible comme lui...

Sous ce vêtement plein de charmes Que de conquêtes je ferais, Si je pouvais, en empruntant vos armes, ^ Sexe enchanteur, emprunter vos attraits.

(n sort.)

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