‹ Œuvres complètes de Eugène ScribeChapitre 154 sur 186 · SCÈNE XVIII · texte numérisé non relu

SCÈNE XVIII

Les mêmes ; SUZANNE, aecourent tout essoufflée. SUZANNE.

Ah ! mon Dieu, quel événement I Aussi, c'est ce Durillon !

TOUS

Qu'est-ce qu'elle a donc ?

DURILLON

Est-ce que le feu serait à la maison ?

SUZANNE

Au contraire, tu as laissé le réservoir ouvert...

AIR : Le briquet frappe la pierre. {Let Deux Chaaseurt.

Pendant qu'ici tu babilles, L'eau s'échappe à gros bouillons ; Et déjà dans les salons Ils en pnt jusqu'aux chevilles; Dans le reste de Thôlcl L'onde se répand...

282 COMÉDIES — VAUDBVILLES

DURILLON

cJel !

Le déluge universel !

J'y COUPS...

• SUZANNE

Quelle perspective !...

Dans une minute ou deux La rivière est dans ces lieux!

CANARD

Eh ! quoi, la rivière arrive !...

Sans cet accident enfin Je n'aurais pas pris mon bain, * Je n'aurais jamais pris mon bain!

(Les portes des deux salons et celles de tous les cabinets s'ourrent en même temps : da côté des hommes, Saint-Amand et d'autres baigneurs ; du eôté des femmes, M™" Defonrose, démence, Victor, M^^ Dermont et d'autres femmes; tous apercoirent Victor et jettent on cri.)

CHOEUR

AIR : Folie, folie, folie. (Le Prince en gogmtte.)

Alerte! [Ter.) Je crois vraiment, je crois qu'il pleut.

Alerte! (Ter.) Sauve qui peut !

SUZANNE

Qu'est-ce que c'est? un homme de ce côté !..

CANARD

C^ést ma conquête de tout à Theure.

W^ DEFONROSE.

C'est la bonne amie de ma nièce ?

SAINT-AMAND

C'est Victor!...

DERKONT. \

Mon neveu!...

L*HÔTBL DES BAINS 283

VÏCTOB.

Ain des Gardes-Marine.

Oui, c'est lui-même, oui, c'est lu Que vous avez cm parti, Et dont la seule présence A mis le désordre en ces lieux ; Mais d'un oncle généreux Il implore la clémence.

Ensembie.

M"® DEPONBOSB.

Non, point de grâce Quand son audace Vient aujourd'hui Nous compromettre ainsi !

DERMONT

Non point de grâce Quand son audace Me livre ainsi Aux fers de Tennemi !

VICTOR, à M"»« Dermoat.

Soyez, ma tante, Plus indulgente !

Parlez pour nous, Et calmez son courroux.

CLÉMENCE, à M"® Defonrose.

Soyez, ma tante, Plus indulgente î Pardonnez-nous, Calmez votre courroux.

M"* DERMONT, i son mari.

Allons, monsieur, pardonnez-lui, A votre tour craignez le blâme.

SUZANNE

Votre conquête d'aujourd'liui.

C'est votpe C^iame.

SUZANNE et U^^ DERMONT.

Allons, un air plus doux !

Tombez à nos genoux.

TOUS

Monsieur, pardonnez-nous !

Allons, grâce pour tous.

DERMONT

Allons, allons, nous parlerons de tout cela.

VICTOR

Ah 1 quel bonheur, je suis sûr maintenant que mon oncle consentira.

DERMONT

C'est bon ! pour bien finir la matinée, nous sdlons tous déjeuner chez moi... Vous êtes des nôtres, monsieur Canard, nous vous emmenons...

CANARD

Un instant, messieurs!... plus tard, je ne dis pas... Voyons donc, garçon, mon bainl...

DURILLON

Voilà, monsieur... dans l'instant... on n'attend jamais chez nous.

(Au public.) AIR : De tun baiser la douceur passagère.

De ces tableaux si la gaze légère

Blessa vos yeux, gardez-nous le secret ;

Mais si nos bains, messieurs, ont su vous plaire^

Venez souvent prendre votre cachot.

LE

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