SCÈNE XIV
LÉMINCÉ, MÉCANIQUE, sur le piédestal; puis CLAUDINE.
LÉMINCÉ.
C'est ça, boire avec eux, pour faire double dépense... sans compter que de trinquer ça les exciterait encore, (s'ar-
rétant arec le panier sous le bras en face de Mécanique.) Maudit
automate, va, je suis bien fâché à présent... Eh bien, à qui en a-t-il donc ? on dirait qu'il tourne les yeux du côté de ma
maison. (U regarde à gauche, et aperçoit Claudine qui est sur le seuil de la porte et qui montre à Mécanique une lettre qu'elle tient à la main ; elle la cache en apercevant son père. Lémincé met un instant à terre et aux pieds de l'automate le panier qu'il tient à son bras, et va vera Claudine.) Je vous demande ce que vous faites là, à la porte, au lieu d'être au comptoir, surtout un jour où nous avons du monde, et où Ton ne peut trop prendre garde à mon vin.
(Pendant ce temps, Mécanique s*est baissé, a pris une bouteille dans le panier, et s'est mis à la boire. — Lémincé à Claudine.) Rentrez, mademoiselle, rentrez, entendez-vous! et que je ne vous voie
plus î... (Claudine rentre dans l'auberge.) C'est vrai, ça, CCS petites
filles ne peuvent pas tenir en place; elles sont curieuses... curieuses. Heureusement que j'ai l'œil à tout et que je suis
là pour surveiller. (Se tournant et apercevant l'automate qui tient une
bouteille à la main.) Oh ! oh! qu'csl-cc quc je vois là? Dieu me pardonne, v'ià cette machine hydraulique qui me pompe
mon vin , j' vais tirer ça au clair. (ll reprend son panier et rentre
chez lui en criant :) Monsieur Bcauvisage ! monsieur Beauvisage ! SCÈNE XV.
MECANIQUE, seul, 8*essuyant la bouche.
J'en avais besoin ; il n'y a rien qui altère comme d'ôlre on représentation... Mais il ne s'agit pas de faire des farces,
ni de payer les bouteilles vides... Dès qu'il y a du danger,
en avant le confrère, (ll va prendre le maïuiequio daos le cabinet, le met à sa place sur le piédestal, et lui met dans la main la bouteille Tide.)
A ton tour, paillasse.
(u s'enfuit è gauche.)