COURTOIS, VICTOR
VICTOR, avec ane colère concentrée.
Âhl ils s'entendent tous pour m'attaquer, m'insulter; morbleu! je suis d'une humeur... et le monsieur au tilbury s'en ressentira.
COURTOIS
Comment, monsieur I vous persistez dans votre dessein? et vous croyez que je souffrirai...
VICTOR
Q le faudra bien.
COURTOIS
Non, jeune homme I non ! Il est de mon devoir et de mon état de m*y opposer; risquer ainsi ses jours sans aucune précaution !... vous n'avez pas seulement de témoin.
VICTOR
n est vrai, mais qu'importe ?
COURTOIS
Je vous en servirai plutôt.
VICTOR
Monsieur!
COURTOIS
Oh! il faut que tout se passe dans les règles, et ce serait le premier duel!...
VICTOR
Un duel, dites-vous? (k part.) Et Tautre, et la lettre de mon oncle !
AIR <fu vaadeville de Jadù et Aujourd'hui.
Cette aventure me désole,
Moi qui de tout temps fus jaloux
D'être fidèle à ma parole,
Et surtout à mes rendez-vous.
Ah! de ce jour je crains Tissue;
De moi, grand Dieu! que dira-t-on ?
Je vais, si le premier me tue,
Manquer de parole au second.
Et Adèle, et ma jolie cousine, que va-t-elle penser? (a Courtois.) Monsieur, vous m*avez Tair d*un galant homme, vous m'avez offert vos services : daignez m'en rendre un bien grand.
COURTOIS
Mais, je vous l'ai déjà dit, je me charge de voire affaire.
VICTOR
Eh ! non, monsieur, ce n'est pas cela ! voyez-vous, la journée s'annoqce mal, je ne suis pas en veine aujourd'hui ; et l'on ne sait pas ce qui peut arriver ; en cas d'accident, oserais -je vous prier de remettre à son adresse la lettre que je vais écrire?
COURTOIS
Eh ! mon Dieu, monsieur, avec plaisir. Adieu, mon jeune ami ; allez écrire votre lettre.
(Victor entre dans l'aobergo a gaache.)