SCENE VII
COURTOIS, SAINT-FIRMLN.
SAINT-FIRVIN.
C'est bien ici notre rendez- vous, et il me larde de faire connaissance avec ce M. Victor, et de savoir s'il sera ce matin aussi impertinent qu'hier au soir. Empêcher les gens de chanter en plein air, par exemple !
LB TÉMOIN la^
COURTOIS, saluant.
Monsieur, d'après le motif qui vous amène, et que j*ai pénétré, ma démarche ne doit point vous étonner.
SAINT-FIRUIN.
Comment, monsieur, vous sauriez...
COURTOIS
Oui, jeune homme, je sais tout ; il n'y a ici que nous deux, et nous pouvons parler k cœur ouvert. Que diable ! entre braves gens, on peut s'entendre ; voyons, n'y aurait-il pas moyen d'arranger cette affaire-là?
SÂlNT-FIRlflN.
J'entends : monsieur est le parent, peut-être même le père?
COURTOIS
Du tout, je suis là-dedans tout à fait désintéressé, je suis ponr vous autant que pour lui; mais moi, qui ai connaissmce de l'affaire, je ne dois pas souffrir que pour une bagatelle...
SAlNT-FIRUlN.
Une bagatelle ! savez-vous que j'ai été insulté ?
COURTOIS
Insulté ! jusqu'à un certain point, car il me semble que c'est vous qui au contraire...
SAINT-FIRMIN
Du tout, monsieur, c'est lui I je le soutiens...
COURTOIS
Ah 1 c'est lui. Eh bien ! d'accord ; c'est pour cela môme qu'il serait plus généreux à vous de faire les premiers pas.
SAINT-FIRMIN
Jamais !
COURTOIS
Jamais... eh bien! soit; mais si chacun faisait ia moitié du chemin?