‹ Œuvres complètes de Eugène ScribeChapitre 79 sur 186 · SCÈNE XV · texte numérisé non relu

SCÈNE XV

COURTOIS, SAINT-FIRMIN, d'un côté, son épée sous le bras, ERNEST, de l'autre côté, tenant aussi son épée.

SAINT-FIRMIN^ à Courtois.

Eh bien ! mon cher témoin, ce M. Victor se fait bien attendre. (Apercevant Ernest.) Eh, mais ! c'est peut-ôtre lui.

COURTOIS, cherchant.

C'est possible, attendez, je vais le savoir.

(Il s*approche d'Ernest qu'il salue.) . ERNEST.

Ah çà I mon cher, c'est une horreur ! votre M. Victor se moque donc de moi ?

15â COMÉDIES — VAUDEVILLES

COURTOIS, bas.

Monsieur, vous l'accusez à tort...

ERNEST, à lai-méme, regardant Saint-FIrmiii.

Ahl c'est donc lui?

COURTOIS; hésitant.

Mais...

SAINT-FIRMIN

Eh bien?

COURTOIS

C'est lui. (A part.) Oh ! m'a lettre de change !

(Ernest et Saiat-Firimn se saiwat.) COURTOIS, se plaçant entre eux.

A moi maintenant... Àh çàl mes bons amis, nous voilà en présence, expliquons-nous : est-ce qu'il n'y aurait pas moyen d'arranger cette affaire-là?

ERNEST

Qu'est-ce que c'est? arranger...

SAINT-FIRMIN, tirant l'épée.

Voilà, je pense, la meilleure manière...

COURTOIS, à part.

Ah! mon Dieu! quelles têtes I (Saint-Firmln et Ernest t'approchent, Courtois se précipite entre eux.) Arrêtez, arrêtez I RU aom

de l'humanité, écoutez-moi.

( Courtois les prend sous le bras avec riracité ; Victor parait daiM le fond, courert de poussière et suivi de Picard.)

Page 1