‹ Œuvres complètes de F. de La MennaisChapitre 20 sur 108 · PRÉFACE. XXXV · texte numérisé non relu

PRÉFACE. XXXV

Cela posé , il est visible que la controverse gallicane ne présente aucune issue , que des deux côtés elle conduit à des difficultés inextricables.

On dit aux gallicans : Puisque l'exercice d'un pouvoir spirituel quelconque est inséparable de la puissance temporelle ^ la puissance temporelle , pleinement libre en tout le reste , est , dans l'usage qu'elle fait de cette partie de son pouvoir qui s'eierce sur les esprits et sur les consciences , subordonnée de droit à la puissance spirituelle ; autrement celle-ci ne seroit pas souveraine dans sa sphère ; il existeroit deux puissances spirituelles , mutuellement indépendantes j également divines , auxquelles on seroit également dès lors obligé d'obéir : et qu'estrce qu'une pareille obligation, que devient-elle, que deviennent ces puissances mêmes et comment les concevoir, quand , sur quelque point, il y a contradiction entre elles, ce qui est le fait presque permanent? A moins de reporter jusqi/en Dieu cette contradiction, de supposer en lui des volontés simultanément contraires , il faut renoncer nécessairement à cette fiction

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