TOME
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niau\ quo nous prévoyons. Eux seuls avec leur chef, lo Vicnirn <1e Jésus-€hrisl , nous peuvent sauver. Ils reronnollronl sans doute quo Tunique remède est la séparation entière, absolue, de TÉglise eC de TÉtat , et aucun sacrifice ne leur coûtera pour Topérer. Le principe en est posé dans la Charte ; il ne s'agit que de transformer le droit en fait. Par cela même qu*îl n'existe et ne peut plus exister de religion d^ÉtaC , rintervenlion du gouvernement dans les choses de la religion est tout ensemble absurde et illégale ; et le Concordat dès-lors est aboli implicitement, ainsi qnc toutes l(*s lois et régicmens qui en étoient une conséquence. Quand les évoques auront exposé au souverain pontife la situation de notre Église, quand ils lui auront exprimé leurs vœux avec cet accent de la conviction , du désintéressement et de la charité, qui retentira dans son cœur de père, toutes les difficultés qui nattroieutd'engagemens antérieurs seront promptementapLinicsde sa part. Que veut-il que le salut de la foi? Ah ! ce n'est pas lui qui supputera ce que pourra coûter la liberté du sacerdoce, et qui doutera de la Providence !
Pour nous, simples prêtres et simples fidèles, combattons sans relâche pour notre aiTranchisseroent ; ne souiïrons pas que qui que ce soit ose nous exclure du droit commun. Montrons que nous sommes Français^ en défendant avec constance ce que nul ne peut nous ravir sans violer la loi du pays. Disons au souverain : Nous vous obéirons tant que vous ol)éirez vousHnème à cette loi qui vous a fait ce que vous êtes, et hors de
DANS LE JOURNAL l' AVENIR. 195
laquelle yous n'êtes rien. Disons à nos frères, quelles que soient leurs opinions , leurs croyances: Nous avons tous le même intérêt , notre cause est la vôtre; comme la vôtre , si vos droits étoient menacés^ seroit la nôtre aussi. Qu'importent nos anciennes divisions, et nos torts mutuels? nous cherchions les uns les autres, par des voies différentes, ce que nous avons heureusement trouvé. II y a désormais un sentiment qui doit effacer tous les souvenirs pénibles, un mot qui doit nous unir tous , la liberté !