‹ Œuvres complètes de FléchierChapitre 120 sur 181 · LETTRE CXCIII · texte numérisé non relu

LETTRE CXCIII

• ■ DE CO»tf>LfHEl)T A MADAME LA MlBtlDBKTB DB MARBEUV.

Être assuré de votre santé , madam^e , avoir de nouvelles marques de votre souvenir , c'est un assez bon commencement d année. S'il suffisoit devons la souhait-er heureuse /ou que j'eusse eft main les bénédictions que je vous souhaite , vpusn'aurié5!r rien à désirer.

J'ai vu , par le tncmoire que vous m'avez fait Fhon*

neur de m envoyer, la triste situation d'affaires où

vos états se sont trouvés. Vous jugez bien que les

Y noires ne sont pas moins agités. Impôts, création de

charges, suppression d'autres J biHets*de inonnoies,

./'empmntsr excessifs, et autres fâclbeuses et inévitables

* riiiries'n^wç affligent fort , et nous font faire des vœux

très-ardenspotirrapaix.. ^ .

Vous voulez bien , .madame , que je vous demande des nouvelles dé votre'chère fille du Calvaire.... Ce n'est pas si elle est aussi fervente cette année-ci que l'autre , si elle porte gaîment sa croix*, si elle a rompu touâ les liens qui peuvent attacher au monde , je suppose tout cela 5 mais si elle se porte bien , si elle prie le Seigneur pour nous , si elle est prête à consommer son sacrifice. Je démande au ciel pour elle la per-

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DE FIiiCHIEA. 2^5

sévëranee, et je suis trè&-parfaitemeikt, madame, votre , etc.

A Montpellier, ce6 janTÛr 1708.

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