‹ Œuvres complètes de FléchierChapitre 14 sur 181 · MADAHB D. C «UK LA MORT DX H. SOU VUS · texte numérisé non relu

MADAHB D. C «UK LA MORT DX H. SOU VUS

J'ai appris avec beaucoup de déplaisir, madame, la perte que vous avez faite de M. votre fils, et je ne doute pas que vous n'en ayez été sensiblement touchée. C'étoit lin objet de pitié que vous aviez depuis -long-temps devant vos yeux , et dont vous prévoyiez la mort. Dieu a voulu l'appeler à lui, et vous délî- . vrer en même-temps de la peine que vous aviez de le voir souffrir, par l'espérance que vous devez avoir ^u'il est heureux dans le ciel. La longueur de sa maladie lui a donné tout le temps de se reconnoître et d'expier ses péchés par une longue patience. Vous avez eu la triste consolation de l'assister, de lui inspirer dessentimens chrétiens dans ses douleurs, et de l'avertir du bon usage qu'il en devoit &îre. Il est juste, madame, que vous vous semez de ces principes de religion pour vous-même, et que vous offriez en sacrifice, non-seulement votre fils, mais encore votre affliction. Ces morts que le Seigneur a ainsi préparées portent presque avec elles une assurance du salut ^, et rt'o»t pas tant besoin d'être pleurées. Celle-ci n'a paà laissé de vous être sensible. J'y prends toute la part que je dois. J'ordonnerai à des personnes de piété de s'y intéresser par leuts prières, elbje

DE FLÉGHIER. Sp

tD*estfinerai heureux si je puis en cette occasion et en toute autre vous assurer q[ue je suis parfaitement, madame , votre , etc.

A Ntsmoa, ce 19 mars 169S.

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