LETTRE XXVII
DE CIVILiXB À ■. FIBSCBI, ▲RCHBVBQDB D^AVIGKON, POUR LOF
DBUARDBE OEU,X RBLI01BW8 POUR GOUVERNER
Là. MàlSOir DU REFUGE À IfiaVES.
J'ai trouvé une maison du refuge établie dans cette ville, monseignenc, où Ton relire les filles de mauvaise vie , pour leur inspirer des sentimens d'honneur et de piété , et les rendre bonnes et. sages chrétiennes. Cette institution , quoique naissante , produit d'assez grands fruits; et, pour la mettre en état dlétre encore plus utile, j'ai cru que je d^vois en oter la conduite à des personnes séculières , qui servent par occasion ou par intérêt , pour la donner à des religieuses qui
DE FLÉGHIER. ^l
agissent pour Dien , . et qui Ont p^iir ces sortes de gou^ernemehs .et de J'expërience et une vocatio» particulière. Je m'adresse à votre excellence, monseigneur, pour'lui demander deux de ses religieuses du monastère de Notre-Dame du refuge, pour leur donner la directioà du refuge deNisraes. On ne peut chercher Tordre en meilleur endroit qu'en votre diocèse , et je croirai cette maison bien gouvernée , quand elle le sera par des filles qui ont reça vos instructions , et qiû nous seront données de votre main. Je vous prie de croire, monseigneur, que c'est par une parfaite confianee en- vos bontés que j!ai riecours à votre excellence daqs. les occasions où il s'agit de la discipline de mon diocèse «et de Tayance-; ment de la reljgion , et quQ personne n'est avec un plus profond respect et une plus entière soumission , monseigneur, de votre excellence , Iç , etc.
A Tiismes, ce 26 octobre 1696.