‹ Œuvres complètes de FléchierChapitre 81 sur 181 · LETTRE CXIX · texte numérisé non relu

LETTRE CXIX

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jEuef^ouroiSy monsieur, passer de plus heureuses fêtes, m commencer une plus keui^use^ année que par lès marques nouvelles que je reçois de votre souvenir et de votre amitié ,. qui m'a toujours été et me sera toujours très-chère* le {)ms vous assurer, de mon côté , que. ni leloignement ni les années n'ont rien changé dans les sentimens d'estime et de confiance que vous avez connus dans le temps que nous avions le plaisir de vivre ensemhle, et de nous dire tous les jours ce que nous pensions.

J'aurois été efirayé de la petite véiple de monsieur votre fils , si vous ne m'eussiez marqué qu'il en étoit presque guéri. Je suis très -édifié de la charité de la mère et de la sœur qui se ^ont renfermées avec le malade, et je ne m'étonne pas que Dieu ait béni leurs soins et leur généreuse tendresse , en tirant l'un du danger où il étoit , et préservant les autres dn danger où elles étoieat exposées. -

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Vous avez raison de nou5 féliciter de la tranquillité dont nous jouissons ;*nos malheurâ ont été si grands dans nos diooèses , par la iuceur des fanatiques et par la séduction des peuples , que nous n^avions que de foibles espérances de les voir finir , du moins sans beaucoup de sang répandu. M. le maréchal de Yillars a conduit cette affaire, avec tant de sagesse et de vigilance qu'il a ramené tous les chefs, et remis les esprits par les voies de la douceur et de la négociation plus que par les armes. Il faut espérer que uqus pourrons travailler à la conversion de ces gens - là , quand ils auront reconnu leurs égaremens et inutilité de leur révolte. Si je puis honnêtement quitter mon diocèse , j'irai vous voir et vous dire encore une fois que personne n'est pluytîordialement que je le- suis , à vous, à madame votre épouse et à toute votre famille , monsieur, votre, etc.

A MontpeUier, ce a8 décembre 170:1 ,

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