SAISONS
On vient de voir, par les tableaux détaillés des chapitres précédents, que les quantités annuelles de pluie tombées
en un même lieu , à Paris , par exemple, peuvent varier du simple au double en passant d'une époque à une autre. Il en résulte qu'il faut un nombre d'années d'observations assez considérable pour pouvoir établir une moyenne qui représente le phénomène de la pluie en un lieu donné d'une manière suffisamment approchée. Les comparaisons entre les différentes parties d'un même pays pourraient cependant se faire sur un nombre d'années restreint, si les observations y étaient simultanées. Mais il est impossible, quant à présent, de réunir beaucoup d'observations recueillies en même temps.
Ces remarques nous conduisent à admettre qu'on ne doit pas, dans un tableau comparatif digne de prendre place dans la science, rapprocher les unes des autres des observations qui ne portent pas au moins sur dix ans; ce chiffre seul permet de faire disparaître en partie les influences accidentelles ; mais il ne saurait cependant donner la véritable moyenne de chaque localité, avec une approximation plus grande que le dixième du résultat; par conséquent on ne peut dire dans l'état actuel de la science si des influences encore ignorées ne font pas varier d'une époque à une autre la quantité de pluie moyenne annuelle, surtout dans le cas où la perturbation se produirait dans une proportion moindre que 10 pour 100 des résultats constatés par les séries décennales d'observations effectuées.
Les saisons doivent encore être envisagées dans la table suivante au point de vue météorologique et non pas astronomiquement.
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