‹ Œuvres complètes de François Arago (volume 3)Chapitre 18 sur 161 · MIROIRS CONSTRUITS PAR MM. RICHER FILS · texte numérisé non relu

MIROIRS CONSTRUITS PAR MM. RICHER FILS

En les plaçant devant Tobjectif de la lunette méridienne de l'Observatoire, ou môine en regardant avec une lunette grossissant beaucoup l'image d'un objet éloigné, réfléchie sur leur surface, nous avons pu reconnaître qu'ils n'altèrent pas le foyer d'une manière sensible, ce qui, au demeurant, semble la condition la plus facile à remplir. Restait à mesurer l'inclinaison mutuelle des faces opposées. Or, telle est sous ce point de vue la perfection du travail de MM. Richer, que rarement nous avons reconnu des déviations de y. Un miroir anglais, dont M. Cauchois avait fait l'acquisition à Londres, placé dans les mêmes circonstances, a donné des écails sensiblement plus grands. 11 nous semble toutefois utile d'engager ces artistes à choisir dorénavant pour leurs miroirs des verres d'une certaine épaisseur; ceux de 2 millimètres paraissent avoir éprouvé, dans quelques points, des flexions irrégulières qui altéraient la netteté des images; nous pensons aussi qu'il serait toujours convenable de travailler les verres dans des dimensions plus grandes que celles qu'ils doivent conserver, et de sacrifier ensuite les bords. Après ces attentions dont, au reste, MM. Richer euxmêmes ont reconnu l'utilité, leurs miroirs plans pourront soutenir la concurrence avec tout ce qui a été exécuté de plus parfait dans ce genre, tant chez nous qu'à l'étranger. Les astronomes et les physiciens ont eu maintes occasions d'apprécier le mérite de M. Richer père. Ils connaissent ringénieux instrument que cet artiste a imaginé pour réduire par une opération mécanique les distances apparentes de la Lune aux étoiles en distances vraies, les travaux qu'il a faits pour perfectionner les hygromètres à

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