DANS SA PATRIE
M. Melloni, réfugié italien et correspondant de la section de physique, vient d'obtenir la permission de rentrer dans sa patrie. 11 me paraît indispensable que des remerciments soient adressés, dans cette enceinte même, au personnage dont l'intervention bienveillante a obtenu cet heureux résultat : quelques mots d'explication justifieront amplement ce vœu.
Les commissaires chargés de vous rendre compte des travaux de M. Melloni avaient eu maintes fois à regretter qu'une position plus heureuse de cet ingénieux physicien ne lui permit pas de donner à ses expériences tous les développements dont elles paraissaient susceptibles. 11 me sembla qu'il fallait h tout prix essayer de porter remède à un mal si réel et si fâcheux. J'en écrivis à M. le prince de Metternich : ma lettre était une analyse abrégée des belles découvertes de M. Melloni sur la propriété qu'ont certains corps de se laisser traverser par la chaleur comme d'autres se laissent traverser par la lumière; j'avais essayé de faire ressortir ce qu'elles présentent de
1. CoramunicatioD faite à rAcadémie des sciences dans la séance du 16 janvier 1837.