‹ Œuvres complètes de François Arago (volume 4)Chapitre 217 sur 582 · LIVRE XXVII. — JUPITKU · texte numérisé non relu

LIVRE XXVII. — JUPITKU

par la réflexion de la lumière solaire sur des zones nuageuses; les autres, les bandes sombres, sont le résultat de la réflexion plus faible de la même lumière sur la partie solide du globe. 11 est évident que si Ton parvenait à diminuer artificiellement la première réflexion ou à augmenter la seconde de manière qu^elIes fussent égales, les bandes disparaîtraient , puisqu'elles ne sont visibles que par l'effet de la différence d'éclat de leur lumière. Or, la diminution et Taugmentation de la réflexion des parties des bandes qui se correspondent près des bords de la planète a lieu naturellement; en effet, un nuage doit paraître d'autant moins lumineux que le Soleil réclaire plus obliquement ; d'autre part, la portion d'atmosphère diaphane qui correspond à la bande obscure doit renvoyer à l'œil d'autant plus de lumière qu'elle a plus de profondeur.

Tout ce qu'on peut conclure de cette circonstance singulière que la bande centrale lumineuse de Jupiter et que les bandes obscures qui la bornent au nord et au midi ne se prolongent pas jusqu'aux bords de la planète, c'est que la diminution d'éclat provenant de l'inclinaison sous laquelle les nuages formant la bande centrale se présentent à nous, et l'augmentation d'intensité provenant d'une plus grande étendue d'atmosphère correspondante aux bandes obscures près du bord, se compensent à tel point que les bandes obscures et la bande centrale sont, près du bord, de la même intensité.

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