PASSAGE DES SATELLITES SUR LE DISQUE DE JUPITER
L^observation des satellites lumineux sur le corps lême de Jupiter a été faite la première fois par Domiique Cassini^, puis ensuite par Maraldi. Celui-ci faisait, ans les Mémoires de F Académie des sciences pour 1707, i remarque que le satellite, très -visible près du bord rieotal et près du bord occidental , comme une tache imineuse, disparaissait près du centre, sa lumière se Dnfondant alors avec celle de la planète. Cette obseration, quoique Maraldi ne le remarque pas, est une éritable mesure photométrique. Le satellite se voit près u bord de Jupiter parce que la lumière y est faible et fie là son éclat prédomine sur celui de la planète. Il isparaît au centre parce que sa nuance et son éclat sont lors les mêmes que ceux de la portion de la planète pMls nous cachent, les mêmes que la nuance et Tintenîté des parties lumineuses dont il est entouré.
1. Hérigone avait proposé en 164^ de subw^tituer, pour la déter- Dination des longitudes, aux éclipses des satellites , leurs passages }xr le centre du disque de Jupiter. Gassini objectait (tome VIII des Mémoires de l* Académie ) que l'observation proposée par Hérigone fêtait pas exécutable, attendu, disait-il. que les satellites ne se rojaient pas lorsqu'ils se projetaient sur le centre de la planète.
m ASTRONOMIE POFULÀlîkJ
Pomid fli dés obsenrations analogues en 1719, on peut le voir dans les Tramactùms phik Voici comment 8*exprime rastronome anglais : tJ plusieurs fois le premier et le second satellite app non comme d'obscures taches, mais comme des ] brillants, tant soit peu plus vifs que Jupiter, peu leur entrée sur le disque de la planète, mais ils çaient en approchant du milieu. »
Un Mémoire de Hessier, qui parut d*aboid Transactions philosophiques de 1767, puis dans la I naissance des temps de Van xy, renferme les deux < vations que je vais rapporter.
Le 19 août 1760, le premier satellite qui se sur la planète était d'autant plus visible, qu'il s'a chait davantage du bord*
Le 22 août 1760, le deuxième satellite ne visible qu'alors seulement qu'il fut éloigné du bord ( planète d'un huitième de son diamètre.
La lunette prismatique fournit un moyen de rég cette observation avec des circonstances différente dépendantes de ce fait qu'alors c'est une image qk projette sur la planète et non pas un écran mat empêchant la lumière devant laquelle il se place, Si ver à l'œil. A l'aide de cette lunette, on peut prcj tout satellite appartenant à l'image extraordinaire, y exemple, sur un point quelconque du disque de la || nète provenant de l'image ordinaire.
J'ai trouvé, dans nos registres, des observations (k| genre et je n'y ai pas vu sans surprise que le sateflj très- viable vers le bord, disparaissait vers le ceiri