LIVRE XXVIII. — VITESSE DE LA LUMIÈRE
Jupiter et le Soleil et sur la ligne droite qui joint ces deux astres, Jupiter étant opposé au Soleil arrive au rnéridien précisément à minuit, et qu'on dit alors de la planète qu'elle est en opposition. Si la Terre est toujours placée sur la ligne qui joint Jupiter au Soleil non plus lans une situation intermédiaire entre les deux astres, nais dans la position TSJ''', l'observateur situé sur la Ferre voit Jupiter dans la région du firmament qu'occupe e Soleil, et les deux astres passent au méridien au même nstant ou à midi ; alors Jupiter est dit en conjonction.
Soif dans la figure l'occident à droite , l'orient à gau- ;he; le mouvement diurne s'exécute de gauche à droite; e mouvement de Jupiter lorsqu'il ira de la conjonction i l'opposition, s'exécutera de l'occident à l'orient ou de Iroite à gauche; celui du satellite s'opérera aussi de Iroite à gauche ou de l'occident à l'orient dans la portion le l'orbite où se trouve le cône d'ombre.
Quand Jupiter est en opposition, dans la position STJ, lors on ne peut voir ni les disparitions ni les réappariîons du premier satellite. Ce satellite traverse le cône 'ombre dans des points qui sont évidemment cachés par î corps opaque de Jupiter, car dans un cône la base est lus grande que toutes les sections semblables et circulires comprises entre cette base et le sommet.
Si Jupiter est situé dans une position J' quelconque, omprise entre la conjonction et l'opposition , le point ans lequel le satellite pénétrera dans le cône d'ombre ne îra pas visible de la Terre ; le point par lequel il sortira u cône d'ombre, au contraire, sera visible et l'on pourra 3ter le moment de sa réapparition , ou, pour me servir
de Texpression technique , le moment de son émersion^ Dans cette position de la planète et dans toutes celles qq sont comprises entre V et J où Jupiter est en conjonction , on ne peut donc observer que les émersions. L^ contraire aura lieu si nous considérons Jupiter plad en un point quelconque J'' situé entre ropposition et \{ conjonction; alors on ne voit que la limite du côiH d*ombre par laquelle le satellite pénétrera et les point de disparition ou les immersions seules seront visibles les émersions s'opéreront dans des points cachés par li corps opaque de la planète.
Dans la figure 331 nous avons supposé, pour plus d simplicité , la Terre immobile en T et Jupiter parcouran toute son orbite. Les phénomènes s'expliqueront mainte nant de la même manière si l'on admet les mouvement réels de la Terre et de Jupiter autour du Soleil. Alors i une conjonction TSJ''' (fig. 332) succède une oppositioi ST'J^ après un peu plus de six mois, puis vient une nou velle conjonction T'^SJ' suivie elle-même d'une oppositioi ST'"J, etc. La Terre allant de T à T' dans son orbite voit tous les phénomènes précédemment décrits se passe autour de Jupiter qui se transporte de J"' en J''.
Le temps qui s'écoule entre deux immersions succès Bives du même satellite de Jupiter est exactement éga au temps qui s'écoule entre deux émersions : ce temp est ce qu'on appelle révolution synodique.
Concevons l'orbe du satellite partagé en 360*; ui diamètre quelconque de cet orbe, celui qui passe pai 0 et 180', par exemple, reste toujours parallèle à lui même, même pendant le déplacement de Jupiter; h
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nps que le satellite emploie à revenir au même degré son orbite est ce qu*on nomme la révohUian sidérale. il est bon de chercher comment ces deux durées sont es entre elles, comment Tune peut être déduite de utre.
*"^«i»l lie Jupiter^»*** Fig. 332. ^ XoaTements relatif réels de la Terre et de Jupiter.
Le* cône d*ombre ne reste pas parallèle à lui-même indant le mouvement de Jupiter : il se déplace angu* irement chaque jour d'une quantité qui est égale au lavement de Jupiter dans son orbite vu du Soleil. Or, >iDme le mouvement de Jupiter dans son orbite est à 50 près uniforme, la durée de la révolution synodique irpasse la durée de la révolution sidérale du satellite de même quantité, quelle que soit la position de Jupiter
que Ton considère. Si le satellite se meut uniformément autour de la planète, les temps qui s*écouIeront entre deux retours consécutifs du satellite aux limites du cône
9Sg. 399. — Relation entre U rérolntion sidérale et Ii lérolution tynodiqnf des satellites de Jupiter.
d'ombre, entre deux immersions ou entre deux émersions. seront égaux entre eux quoique un peu plus longs que la durée de la révolution sidérale.
Une révolution périodique ou sidérale du satellite est