‹ Œuvres complètes de François Arago (volume 4)Chapitre 285 sur 582 · LIVRE XXIX. ~ .>A1UHNF · texte numérisé non relu

LIVRE XXIX. ~ .>A1UHNF

ii.i

LÎÎ

^cares les verres de ses lunettes avaient pu le tromper, transformer en un objet réel ce qui n'était qu'une On peut voir Texpression de ce découragement sa lettrée Yelser, de 1612. Ce qu'il y a de certain, qu*à partir de cette époque Galilée ne s'occupa plusitame.

élius se livra avec une grande attention aux obser* de Saturne. En 16&6, il avouait franchement qu'il prenait rien aux phénomènes singuliers que la lui présentait II alla même un moment jusqu'à que ces phénomènes étaient accidentels et dépende causes passagères. Enfin, en 1656, l'observa- Dantzig 8*arréta à la pensée que Saturne était que la partie centrale avait une forme elliptique, les deux portions latérales n'étaient point des sphériques, mais bien des lunules ou des espèces nts de courbure hyperbolique attachées invariat par leurs pointes au corps du milieu, dont un lie vide de matière les séparait cependant. Il renpte de la phase ronde en supposant que les deux qui accompagnent Saturne ont été transportées uioavement de rotation, l'une sur le disque de la , Taatre derrière.

gens publia, en 1659, les résultats des observalUibreuses qu*il avait faites plusieurs années aupaavec un télescope de 7 mètres, construit de ses mains» La disparition des anses, qui avait été alilée une cause de découragement, devint pour ns, en lôSG, la pierre de touche de sa théorie, et lontra qu*il avait trouvé la vérité. L'explication de

m ASTRONOMIE POPULAIRE.

Huygens, malgré son évidence, ne fut pas d'abord gêné ralemcnt adoptée. Riccioli, entre autres, croyait bia que Saturne était entouré d'une armilie plate, mais il l supposait adhérente à la planète en deux points.

Suivant Gallet, d'Avignon, connu d'ailleurs avanti geusement par quelques remarques de fait assez fines les phénomènes de Saturne n'avaient rien de réel î étaient l'effet des réflexions de la lumière sur des surface convexes. On est vraiment étonné de voir un pareil 55s tème livré au jugement du public par un homme pour? de quelque notoriété scientifique.

Dans son Systerna Satumium^ Huygens avait di pour l'inclinaison du plan de l'anneau au plan de tique 23* 30'. Des observations faites conjointement avi Picard, en 1668, le conduisirent aune déterminatioi suivant lui beaucoup plus exacte, et d'après laqud cette inclinaison devait être d'environ SI*.

Pour déterminer l'inclinaison de l'anneau au plan < l'écliptique lorsque la position de la ligne d'intersectii des deux plans est connue, il suffît d'obtenir les rappor des deux axes de l'ellipse sous laquelle l'anneau se pr sente à l'observateur. Malheureusement les mesur micrométriques de ces deux axes, données par \i anciens, n'ont pas toute la précision désirable. Ma considérant qu'à l'aide de leurs lunettes les anciens ai)el cevaient des quantités beaucoup plus petites que cell< dont leur micromètre leur fournissait la mesure, onpef chercher dans leurs observations à déterminer le momeï où le diamètre de la planète était égal à celui de Tafl neau; dans ce cas, on peut prendre le diamètre polair

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e Saturne donné par les observations modernes pour le iamètre transversal en question. Ce petit diamètre cominé avec le grand diamètre déduit aussi des observaonsde notre temps, fera connaître l'inclinaison du plan e Tanneau aux époques reculées où Ton a remarqué égalité de la ligne des pôles et du petit axe de Tellipse ui alors peut être censé mesuré exactement. En appliuant ce calcul aux observations de Picard et de quelues autres astronomes, on verra si Ton peut supposer ue rinclinaison de Tanneau est constante.

Âuzout est, je crois, le premier qui ait aperçu Tombre e Saturne sur Panneau, en 1662. (Voyez Mémoires de Académie des sciences j t. vu, p. 11.)

L'anneau, a-t-on prétendu, ne peut échapper à la lestruction qui résulterait de Tattraction de la planète |ue par un mouvement de rotation ; mais si Tanneau ou es anneaux étaient parfaitement circulaires et avaient pour centre le centre même de Saturne, l'état d'équilibre serait instable ; ce n'est donc qu'en raison d'une excentricité et d'un mouvement de rotation que Tanneau peut se conserver. Cette excentricité a été constatée par les observations directes.

H est certain que l'excentricité du globe de Saturne par rapport à l'anneau a été annoncée dès l'année 1684, par Gallet, d'Avignon. Dans la quadrature orientale, dit cet astronome, le centre de la planète paraît plus près du bord oriental de l'anneau. Ce qu'il attribue , mais à tort, à un effet de la parallaxe annuelle. (Journal des kcants, 12 juin 1684. ) Schwabe, sans avoir connaissance de l'observation si

ancienne de l'astronome français, fit la même le 21 décembre 1827. L'espace obscur compris) Tanneau de Saturne et la planète lui paraissait plos à Test du disque qu'à l'ouest. Harding, à qui ce ft communiqué, le trouva exact; il en fit part à M. Sir qui entreprit de déterminer la différence des deux c obscurs à Taide de la grande lunette de Dorpat, d'un bon microm&tre à fil. 11 trouva qu'à la moyenne de Saturne à la Terre, l'espace oriental plus grand que l'espace occidental de 0".21.

MM. South et John Ilerschel obtinrent par leors sures une différence dans le môme sens, mais plus que celle déduite des observations de M. Struve.

Cassini remarquait en 1675, à l'aide d'une luneH 11 mètres, la bande obscure qui partage la larges l'anneau en deux parties d'une intensité dissemU

• La partie intérieure, disait le grand observateur, fort claire, et l'extérieure un peu obscure, la difféi de teinte étant celle de l'argent mat à Targent brui (Mémoires de l* Académie des sciences^ t. x, p. 583.)

Rappelons qu'antérieurement, le 29 juin 1666, H( annonçait déjà que l'anneau en masse (il ne parle pa la bande obscure) était plus lumineux que la pi; [Transaclions philosophiques^ t. r% p. 247.)

• Aux observations de Cassini sur les intensités inégl des lumières de l'anneau extérieur et de l'anneau il rieur, ajoutons qu'Iïerschel fit la remarque que Tanne intérieur n'est pas également intense dans toute sa t geur. « A partir du milieu , dit l'habile astronome,' change de couleur et d'intensité ; de sorte que par \

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