‹ Œuvres complètes de François Arago (volume 4)Chapitre 290 sur 582 · LIVRE XXIX. — SATURNE · texte numérisé non relu

LIVRE XXIX. — SATURNE

dant plusieurs jours, une bande obscure qu'il a décrite dans les Mémoires de l'Académie des Sciences de 1776 ; cette bande paraissait un peu courbe.

Le même astronome observait en 1766 des bandes obscures sur le disque de la planète ; elles étaient extrêmement faibles et difficiles à apercevoir.

En 1776, Messier disait qu'il voyait sur le disque de Saturne une bande aussi apparente que les bandes de Jupiter.

Herschel décrivait, en 1798, trois de ces bandes obscures quMl avait observées sur la planète; elles étaient très-courbes et parallèles à peu près à la branche la plus voisine de Tanneau.

Le dessin les représente comme se terminant au bord même de la planète ; mais cette circonstance, qui n'est pas indiquée dans le Mémoire, peut être une méprise du graveur. Cette explication est d'autant plus admissible, que dans la figure de la même planche relative à Jupiter, les bandes de cette planète se prolongent aussi jusqu'aux bords.

Nous trouvons dans les Mémoires d'Herscbel des observations de bandes qui remontent aux années 1775-76- 77-78 et 1780. Les bandes 'de ces époques n'étaient pas exactement parallèles à l'anneau ; le scrupuleux astronome y remarqua jusqu'à des inclinaisons de 15 degrés.

Maedier et Béer, dans leurs observations de 183& et 18S5, ne virent jamais qu'une bande sur Saturne ; ils remarquèrent qu'elle se continuait jusqu'au bord de la planète, d*où ils tirent, mais sans s*expliquer plus caté-

goriquement à ce sujet, la conséquence que cette bande n'est pas d'une nature nuageuse.

Herschel remarqua que les bandes aperçues sur le disque de Saturne, un certain jour, différaient beaucoup de celles qui y figuraient la veille. Il observa aussi de^ changements d'éclat dans les régions polaires de Saturne. Ces régions étaient d'autant moins blanches que le Soleil les avait plus longtemps éclairées. Ainsi les variations dont il s'agit sembleraient devoir être rangées parmi les phénomènes de température. Qu'on veuille maintenant les expliquer par de la neige ou par des agglomérations nuageuses, l'une et l'autre hypothèse supposent une atmosphère.

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