LIVRE XXIX. — SATURNE. 46f
lans tous les points de sa surrace, et quMl tournait sur ui-même, puisqu*il montrait toujours à la Terre la porion de son globe la plus obscure dans sa digression )rientale; on devait en conclure que dans cette même )osition il présentait sa région brillante à la planète, et ju'il tournait sur lui-même en un temps égal à celui de la révolution autour de Saturne.
Cette loi de Tégalité des temps de révolution et de •olation, nous Tavons déjà trouvée dans la Lune et dans les satellites de Jupiter : elle paraît donc une loi générale applicable à tous les satellites.
En examinant attentivement le tableau précédent, sir John Herschel a fait une remarque que nous devons consigner ici, car elle influera beaucoup sur les valeurs des perturbations des satellites de Satqrne, déduites de la théorie.
liC temps de la révolution du troisième satellite est double du temps de la révolution du premier. La durée de la révolution du quatrième est double de la durée de la révolution du second.
L'anneau dont la planète est entourée empêche d'observer les éclipses des satellites de Saturne, et les passages de leurs ombres sur le corps de la planète ne peuvent même être remarqués que dans des circonstances fort rares. Je trouve cependant que le 2 novembre 1789, William Herschel vit nettement l'ombre du sixième' satellite parcourir le disque brillant de la planète, observation qui suffirait à elle seule pour prouver que Saturne nVst pas lumineux par lui-même.