‹ Œuvres complètes de François Arago (volume 4)Chapitre 327 sur 582 · HISTORIQUE DE LA DÉCOUVERTE DE NEPTUNE · texte numérisé non relu

HISTORIQUE DE LA DÉCOUVERTE DE NEPTUNE

Ou possédait, en 1820, quarante années d*observaions méridiennes régulières d' Uranus. En outre, cette ilanète avait été observée dix-neuf fois depuis 1690 jus- |u'en 1771 par Flamsteed, Bradley, Mayer et Lemonlier qui ne soupçonnaient pas alors que la prétendue ttoile de sixième grandeur dont ils fixaient accidentellenent les coordonnées astronomiques appartenait à notre

système planétaire. On devait penser qu'en s' aidant ^ toutes ces données de Tobservation et leur appliquant le^ expressions analytiques des perturbations produites par Jupiter et par Saturne, qui se trouvaient développée dans le tome ni de la Mécanique céleste de Laplace, m pourrait construire des tables représentant exactement fe mouvement de la planète découverte par Herschel. U nombre des observations était assez considérable, et ce observations étaient réparties sur des intervalles de im^ assez grands pour qu'on n'eût pas à redouter les erreari qui se présentent forcément lorsqu'on détermine rorbili d'un astre par les observations d'une trop petite portion dl son parcours. Cependant, quand, en 1821, Alexis M vard publia les tables d'Uranus, il n'avait pu arriver I satisfaire convenablement tant aux observations moderne qu'aux observations anciennes, t Telle est l'alternative qri présente la formation des tables de la planète Uranus, di sait alors l'infatigable calculateur, que si l'on combine le observations anciennes avec les modernes, les première seront passablement représentées, tandis que les seconde ne le seront pas avec la précision qu'elles comportent et que, si l'on rejette les unes pour ne conserver que le autres, il en résultera des tables qui auront toute Texac titude désirable relativement aux observations modernes mais qui ne pourront satisfaire convenablement aux obser vations anciennes. Il fallait se décider entre ces deui partis : j'ai dû m'en tenir au second, comme étant celu qui réunit le plus de probabilités en faveur de la vérité, et je laisse aux temps à venir le soin de faire connaître s la difficulté de concilier les deux systèmes tient réellemonl

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