ANCIENNES OBSERVATIONS OE NEPTUNE
Ainsi que je l'ai fait remarquer pour Uranus ( liv. xxx, hap. m, p. 487), il était naturel de rechercher si Nep-
lune n'avait pas déjà été observé comme étoile avant iTii trouvé comme planète. L'existence d'anciennes obseni tions n'ôte rien absolument à la beauté de la décou\t>fj astronomique ; elle ne peut que lui donner un plus p^ intérêt, en hâtant l'époque où les éléments de la nouvi planète seront assez perfectionnés pour permettre de cd parer l'orbite théorique avec l'orbite réelle et de dt:^ vrir, par la méthode qui a été couronnée de tant de sud en 1846, une planète troublante située au delà de Ni tune. Les recherches faites par MM. Petersen, Walk^l Mauvais dans Y Histoire céleste de Lalande ( page 15| ont fait reconnaître que le 8 et le 10 mai 1795 Lefrai çais de Lalande a effectivement observé Neptune comB étoile de huitième grandeur. M. Valz s'est étonné aij raison de trouver cette étoile dans les cartes publiées \ 1822 par M. Harding, et dans la carte de Berlin |i bliée en 1831. Si, comme on l'a supposé, aucun asi n'avait été porté sur ces cartes qu'après une inspecta personnelle faite par les auteurs, on serait conduit à ^ mettre que l'étoile en question est périodique, qu'elle I trouvait au temps de Lalande dans sa phase d'invisibilit et que la planète occupait exactement sa place; mais I supposition qui conduit à ces conséquences semble, i point de fait, pouvoir être controversée. '
Outre celles de 1795, on connaît encore comni observations de Neptune antérieures à sa découverte deux observations indiquées par M. Hind dans les zond de Lamont (Munich), l'une pour le 25 octobre IShoé l'autre pour le 7 septembre 1846. Dans le premier cas 11 planète est notée comme étoile de neuvième grandeur e