‹ Œuvres complètes de François Arago (volume 4)Chapitre 339 sur 582 · LIVRE XXXII. — SAISONS ET CLIMATS · texte numérisé non relu

LIVRE XXXII. — SAISONS ET CLIMATS

et on dît quMl se dilate ; au contraire, lorsqu'un corps se refroidit, ses dimensions diminuent, et on dit qu'il se contracte. Les changements des volumes ou des dimensions des corps sont pris pour mesure , pour terme de comparaison des variations des circonstances calorifiques au milieu desquelles ces corps sont placés. On est convenu d'indiquer par zéro la circonstance marquée par la congélation de Teau, de mettre 100 degrés lorsque Teau est en ébullition sous la pression moyenne de l'atmosphère au bord de la mer; en divisant en 100 parties égales l'accroissement de volume que prend le mercure placé dans du verre lorsqu'il passe de la première circonstance à la dernière, on a un degré centigrade de température. On aurait un degré de Réaumur, si l'on marquait 80 à l'eau bouillante et si Ton divisait en 80 parties l'augmentation de volume prise par le mercure de l'instrument, depuis la glace fondante jusqu'à l'eau bouillante. Dans la notation de Fahrenheit on marque 32 à la glace fondante, 212 à l'eau bouillante, et l'on partage l'augmentation de volume du mercure en 180 parties égales. D'après ces conventions, il est facile de transformer les notations les unes dans les autres. On prolonge les divisions au delà des deux points fixes. On conçoit ensuite qu'en comparant les changements des dimensions d'un corps quelconque, par exemple d'une tige métallique, avec les indications du thermomètre à mercure, on puisse construire un thermomètre métallique qui serve à comparer les circonstances calorifiques dans lesquelles le mercure devient solide ou bien celles dans lesquelles il s'est volatilisé et que le thermomètre ordinaire est impropre à donner.

On dit que deux corps sont à la même température lorsque deux thermomètres comparables, en contact avt-c leur surface, ou mieux encore plongés dans leur intérieur, marquent exactement le même degré. On attribue généralement les changements de température des corps à l'augmentation ou à la diminution d'un fluide impondérable combiné avec ces corps et qu'on appelle chaleur eu calorique.

Lorsqu'un corps chaud est en contact avec un corps froid, le premier se refroidit et le second s'échauffe. 1>: semblables communications de température ont lieu h distance et même dans le vide. Je vais examiner dans les chapitres suivants les divers modes suivant lesquels la

température d'un corps est modifiée.

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