LIVRE XXIII — ATTRACTION UNIVERSKLLK
approche de Téquateur. En effet, la Terre tourne sur Ile-méme avec une vitesse dont nous avons rappelé la aleur dans le chapitre précédent. Or, tout corps qui >t animé d'un rapide mouvement de rotation autour 'un centre, comme la pierre suspendue à une fronde, îod à s'éloigner de ce centre ; c'est l'elTet de ce qu'on 5t convenu d'appeler la force centrifuge. Cette action, tii est nulle aux pôles, augmente à mesure qu'on avance vers l'équateur terrestre, et elle a une compomte dont l'action est directement opposée à celle de la esanteur.
Ces considérations théoriques reposent sur les mesures e la Terre et sur la découverte de ses mouvements. On omprend tout l'intérêt que dut présenter aux astronomes i possibilité de les vérifier. Les propriétés du pendule |ue nous avons indiquées au commencement de ce traité liv. Il, chap. X, t. I, p. 57) ont permis d'arriver sur ce K)int à une exactitude dont les amis des sciences ont le Iroit d'être fiers.
Les variations de l'intensité de la pesanteur à la suràce de la Terre ne sont que la conséquence de la figure le notre globe et de son mouvement de rotation sur luinême. La figure elle-même de la Terre provient de 'existence éternelle du mouvement de rotation. Alors lue la Terre était liquide à sa surface, comme il est prot)able qu'elle est encore maintenant liquide à une certaine profondeur (liv. xx, chap. xviii, t. m, p. 247), à ces époques éloignées de nous d'un nombre de milliers d'années qu'il est impossible de calculer, la surface de notre planète a dû prendre, sous l'effet de l'action de la
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force centrifuge, une fonne renflée vers les régions placées dans un plan mené par le centre du globe perpendiculairement à Taxe de rotation. Ces régions équatoriales ont plus tard conservé leur position lorsque Técorc^ terrestre s'est constituée à la suite du refroidissement progressif de la planète.
Quoi qu'il en soit, le nombre d'oscillations qu'effectue en un certain temps un pendule abandonné à lui-même, dépend de l'intensité de la pesanteur et de la longueur de ce pendule. Si l'amplitude des oscillations est trèspetite, c'est-à-dire si le pendule ne s'écarte que de 2 à 3 degrés au plus de part et d'autre de la verticale, la relation qui existe entre ces différents éléments est trèssimple ; elle consiste en ce que le carré du nombre des oscillations effectuées dans un temps donné est proportionnel à l'intensité de la pesanteur et en ce qu'il diminue proportionnellement à la longueur du pendule* Il résulte de là que la variation de l'intensité de la pesanteur, ou ce qui revient au même, comme nous venons de l'expliquer, que la figure de la Terre peut se déduire du nombre d'oscillations que fait en vingt-quatre heures un môme pendule, de longueur invariable, dans des lieux situés sous diverses latitudes, ou de la comparaison des longueurs différentes que doit avoir un pendule pour exécuter dans tous ces lieux le même nombre d'oscillations en un temps donné.
Nous n'avons pas besoin de faire remarquer que les énoncés précédents se rapportent seulement à l'emploi de pendules simples, c'est-à-dire de pendules dans lesquels le fil à l'extrémité duquel la masse oscillante est