‹ Œuvres complètes de François Arago (volume 4)Chapitre 347 sur 582 · LIVRE XXXII. — SAISONS ET CLIMATS · texte numérisé non relu

LIVRE XXXII. — SAISONS ET CLIMATS

L'herbe, dans les mêmes circonstances, accusera des iations de température de 6 à 7 degrés, ivec de la neige, on a trouvé jusqu'à 8^9 d'abaislent.

Répétons l'expérience en substituant des plaques méiques, polies et de quelque épaisseur, aux matières menteuses. Les thermomètres en contact avec ces mé- X accuseront aussi un abaissement de température ind on enlèvera l'écran , mais cet abaissement ne sera 3 de 1 à 2 degrés centigrades.

Nous venons d'analyser les mouvements descendants éprouvent des thermomètres en contact avec des mares filamenteuses, avec de l'herbe, avec de la neige, BC des métaux, lorsqu'on enlève l'écran qui les recouvre, le devient, dans les mêmes circonstances, le thermoitre plongé dans l'air, et que l'écran recouvrait aussi? reste sensiblement stationnaire.

Ces expériences mettent en évidence plusieurs faits ine immense importance :

Certains corps, tels que l'édredon, la neige, etc., se froidissenl rapidement et d'une manière notable, lorsque ins une nuit sereine aucun écran ne leur dérobe la vue 1 firmament;

D'autres corps, tels que les métaux, se refroidissent ij^si , mais beaucoup moins que les matières filamenîuses et la neige ;

D'un métal à l'autre il existe des différences;

Enfin l'atmosphère, substance gazeuse, ne se refroidit as sensiblement.

Abordons sans plus tarder deux difficultés qui se pré-

senteraient à tous les esprits. Elles sont relatives, la p^^ mière, au rôle de Técran de bois ; la seconde, à celui L thermomètre.

Cet écran ne peut-il pas, en sa qualité de corps soiki% se refroidir par voie de rayonnement , dans la premib période de l'expérience?

L'écran doit se refroidir, et se refroidit, en effet, pd sa surface supérieure. Mais nous avons supposé YkM d'une certaine épaisseur et en bois; or le bois poss^ une très-faible conductibilité. Il résulte de ces deui cir constances que la surface inférieure de l'écran n'éprouv pas de refroidissement sensible, et que le thermomètre e^ contact avec cette surface marque, comme nous Tavod dit , le même degré que les thermomètres plongés m l'air, dans le duvet de cygne, etc., etc.

La seconde difficulté concerne le thermomètre même. On peut se demander si cet instrument ne doit se refroidir comme Tédredon, le duvet, les métaux. difficulté est réelle, mais il faut remarquer que la bouj du thermomètre est polie et de verre , matière trè&-p^ rayonnante, en sorte que les résultats obtenus ne doive^ être que très-légèrement modifiés par le rayonnement d l'instrument employé. '

Si maintenant on considère que les matières qui , dail ces épreuves, se refroidissent le plus fortement, son exactement celles chez lesquelles les physiciens, par d^ expériences de cabinet , ont trouvé les pouvoirs rayofl nants les plus développés ; si l'on remarque encore cpjl dans la série des métaux l'ordre des refroidissement observés coïncide avec l'ordre des pouvoirs émissifs, pet

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