‹ Œuvres complètes de François Arago (volume 4)Chapitre 350 sur 582 · LIVRE XXXIl. — SAISONS ET CLIMATS · texte numérisé non relu

LIVRE XXXIl. — SAISONS ET CLIMATS

Les rayons calorifiques obscurs, partie intégrante de lumière solaire, éprouvent donc des absorptions spéïles, propres à certaines constitutions atmosphériques , li sont sans influence sur la transmission des rayons mineux.

L'ensemble de ces phénomènes a conduit les physi- ^ns à se demander si la chaleur des différents rayons laires ne tiendrait pas à des rayons obscurs qui seraient êlés à eux, et que le prisme ne séparerait pas, parce l'ils auraient les uns et les autres la même réfrangibié, ou bien si, entre le rouge et le violet, les rayons raient doués à la fois de la double propriété de luire et échauffer. Mais nous n'aurons pas besoin d'étudier ici tte question, puisque sa solution ne changerait rien à explication que nous donnerons des échauffements variés îs corps terrestres à différentes époques de l'année. Ajoutons un mot sur un troisième mode d'analyse iquel on a soumis les rayons solaires. En portant cerines substances chimiques dans les différentes régions 1 spectre, on a trouvé qu'elles sont très- inégalement odifiées par les rayons de diverses couleurs. Le minium d'effet s'observe à l'extrémité rouge, et le maxilum à l'extrémité violette et même plus loin. C'est inverse de ce que nous avions tfouvé avec le thermolètre.

On sait que c'est sur l'action chimique exercée par la imière sur diverses substances et particulièrement sur !s sels d'argent que se trouve fondée l'une des plus elles découvertes de ce siècle, la photographie. M. Dauerre a trouvé que ses ingénieux procédés réussissaient

mieux le matin que le soir, bien qu'en choisissaLt comme termes de comparaison, des heures égalenKS éloignées de midi, des hauteurs du Soleil semblables, d^ diaphanéités atmosphériques en apparence toutes pi reilles, il eût été naturel de s'attendre à des résultai identiques. Certaines modifications qui ne troublent pi d'une manière visible la transparence proprement dil de l'atmosphère, influent donc sur la transmissibilité à\ rayons dits chimiques.

Nous voici arrivés au moment d'examiner comment lumière solaire échauffe les corps. Nous pouvons pos comme principe général que les rayons lumineux, t^ qu'ils viennent du Soleil , n'échauffent un corps qu^ raison de la quantité de ces rayons qui se perdent dai sa substance, qui sont absorbés par elle. Ainsi, si un cor{ est parfaitement poli à sa surface extérieure , s'il réfléd la plus grande partie des rayons incidents, ce cor| s'échauffera à peine. C'est ce qu'on observe quand ( expose un miroir de télescope en plein soleil. Supposoi que la surface de ce miroir soit graduellement dépoli de manière que le métal ne se comporte plus comme i miroir parfait : dès ce moment son échauffement au{ mentera. Recouvrez sa surface d'une couche , si mim qu'elle soit, très -peu réfléchissante et dès lors trè absorbante, comme le noir de fumée, par exemple, dans les mêmes circonstances réchauffement deviendi énorme.

Puisque, d'après ces expériences, les corps ne s'échau fent que par les rayons qui ne sont pas réfléchis, pul^ qu'ils s'échauffent exclusivement par les rayons absorbé:a

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