‹ Œuvres complètes de François Arago (volume 4)Chapitre 404 sur 582 · LES COMÈTES PEDTEIIT-BLLES MODIFIER SENSIBLEMENT LE COURS DES SAISONS · texte numérisé non relu

LES COMÈTES PEDTEIIT-BLLES MODIFIER SENSIBLEMENT LE COURS DES SAISONS

Le titre qu'on vient de lire a déjà sans doute rappelé la belle comète de 1811, la température élevée de cette année, la récolte abondante qui en fut la suite et surtout les excellentes qualités du vin de la Comète. Je n'ignore donc pas que j'aurai bien des préventions à combattre pour établir que ni la comète de 1811, ni aucune autre comète connue, n'ont jamais occasionné sur notre globe le plus petit changement dans la marche des saisons^.

i. Le passage suivant, tiré d*uji recueil périodique anglais estimé, the Gentleman's Magaxkie pour 1818, montrera de quels absurdes préjugés les hommes servent bientôt le jouet si le flam- A. —IV. 40

Cette opinion, au demeurant, se fonde sur un exameo scrupuleux, sur une discussion attentive de tous les éléments du problème, tandis que le sentiment contrains, quelque répandu qu'il soit, est le fruit d'aperçus vagues et sans consistance réelle. Je commencerai par discuter les faits , les considérations théoriques viendront après. Les comètes, dit- on , échauffent notre globe i>ar leur présence* £h bien, rien n'est plus facile à vérifier : d^ consulte-t-on pas en effet le thermomètre dans tous le» observatoires de l'Europe plusieurs fois par jour? K'y tient-on pas une note exacte de toutes les comètes qui se montrent? Voyons donc si pour Paris les températures moyennes des années fécondes en comètes surpassent régulièrement les températures moyennes des années, en moindre nombre, durant lesquelles aucun de ces astres ne s'est approché de la Terre.

Dans le tableau suivant on a classé les comètes en regardant chacune d'elles comme appartenant à Tannâ' dans laquelle tombe son passage au périhélie.

Les observations de température entre les années 1735 et 17/iO ont été faites à Paris par Réaumur.

beau des sciences veaait k s'éteindre : « Par Tinfluence de la comèi" de 1811, dit ce recueil, on eut un hiver doux, un printemps humide, un été froid. Le Soleil se montra trop peu pour pouvoir mûrir les produits de la terre. Cependant la moisson donna assez de grains, et quelques espèces de fruits, tels que les melons, les figues. furent non-seulement abondantes, mais d'un goût délicieux. Ou vit très-peu de guêpes ; les mouches devinrent aveugles et disparurent de bonne heure..... et, ce qui est très-remarquable, dans la métropole et ses environs, il naquit beaucoup de Jumeaux. La femme d*un cordonnier de Whltechapel eut même quatre enfants d'une seule couche ! etc. »

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