LIVRE XXXIII. — LE CALENDRIER
[ de tables dans lesquelles les subdivisions du temps ni envisagées dans leurs rapports naturels qu conveninnels de position et de longueur.
Le raot calendrier vient de calendes: c*est ainsi que les )mains appelaient le premier jour de chacun de leurs 3is.
On a prétendu que le mot calendes venait du verbe ec xa^lcù, appeler, parce que le premier jour de chaque )is le peuple de Rome était appelé à se réunir en semblée générale. Les Grecs n'avaient pas de calendes ns leur division de l'année. De là l'expression : renyer aux calendes grecques, c'est-à-dire se débarrasser
quelqu'un par une promesse illusoire. Ceci est plus rtain que Tétymologie empruntée au verbe xcckitù. Les phénomènes astronomiques de la rotation de notre mète autour de son axe et de sa translation autour du leil ont conduit tous les peuples à admettre les divisions
temps en jours et en années. Nous avons précédemmi donné tous les détails utiles à connaître sur les ures, minutes et secondes, sur les jours sidéraux et laires, sur l'année sidérale et tropique, sur le temps )yen, sur les horloges (liv. vu, t. !•', p. 247 à 299). )us allons nous occuper de la semaine, du mois, des nées, des ères chez les différents peuples. Ces divisions 1 temps ont pour but d'indiquer d'une manière précise commode l'époque des événements. Le jour du mois et numéro d'ordre de Tannée sont employés pour rappeler ) faits de la vie civile et de l'histoire des peuples ; on a erché à les faire concorder avec les retours des mêmes isons et on les a généralement rés:lés sur les mouve*
ments apparents du Soleil. La semaine indique la succession régulière des jours de travail et de repos. ïjok la commémoration des événements religieux , des fêtes d'Église se rapportent ordinairement aux numéros d*ordr€ des lunaisons et aux jours écoulés à partir de la dernière nouvelle Lune.