‹ Œuvres complètes de François Arago (volume 4)Chapitre 430 sur 582 · LIVRE XXXIII. — LE CALENDRIER · texte numérisé non relu

LIVRE XXXIII. — LE CALENDRIER

é le troisième ; le jour qui précédait l'avant-veille pre-

it le nom de quatrième^ et ainsi de suite, avec une

reur constante en plus d'une unité.

Qui ne voit avec surprise, je dirai presque avec dégoût,

ns cette numération rétrograde, le jour des nones, par

emple, pris comme vrai point de départ, ne pas figurer

ns le compte quand il s'agit de la veille, et figurer, au

Qtraire, comme une unité dans la fixation du rang de

vant-veillel

Lorsque désormais on entendra Bélise, dans les Femmes

mntes, demander au notaire :

De dater par les mots d'ides et de calendes,

connaîtra la signification de ce vœu , on saura que la

le, comme la qualifie Molière, fait appel à ce que l'an-

uité nous avait légué de plus décousu, de plus dérai-

mable.

Les Romains sentirent, comme les Égyptiens, la

îessité, qui sera bientôt démontrée, de recourir à des

lis intercalaires.

Tous les deux ans , un mois supplémentaire s'ajoutait

c douze mois ordinaires. Ce mois s'appelait merce--

lius, merkedonius ou merkedinus.

Par une bizarrerie presque inexplicable , le mois mer-

^mius s'intercalait tout entier entre le 23 et le 24 fé-

er. Ainsi , après le 23 février venaient : le !•', le 2,

J, etc., niercedonius; ce n'était qu'après l'épuisement

> jours de ce mois supplémentaire, qu'on reprenait la

ie : 24, 25, 26, 27 et 28 février.

Page 1