‹ Œuvres complètes de François Arago (volume 4)Chapitre 47 sur 582 · LIVRE XXIII. — ATTRACTION UNIVERSELLE · texte numérisé non relu

LIVRE XXIII. — ATTRACTION UNIVERSELLE

les triangles employés pour mesurer la méridienne ; 4° à léterminer en différents lieux la longueur du pendule »mple battant la seconde dans le vide et au niveau de a mer, de manière à ce qu'on puisse retrouver facilenent l'unité nouvelle de mesure par la simple observaion du pendule ; 5* à vérifier par des expériences nouirelles la pesanteur dans le vide d'un volume d'eau distillée, prise à une température déterminée ; 6* à réduire aux mesures nouvelles les différentes mesures de longueur, de surface ou de capacité usitées dans le commerce, et les différents poids qui y étaient en usage.

Les travaux, dont le programme était ainsi tîaoé d'une manière aussi complète que précise, furent commencés sans délai et continués à travers ious les malheurs d'une époque agitée par les révolutions, par les guerres, par la famine. Une loi rendue le 18 germinal an in (7 avril 1795), sur le rapport de Prieur, ranima d'ailleurs l'entreprise en apportant quelques modîftcations au plan primitif et en arrêtant la nomenclature des. mesures et des poids. Les mesures l^ales de longueur sont depuis lors :

Le myrlamètre ou 10*000 mètres.

Le kilomètre 1,000

L'hectomètre 100

Le décamètre 10

Le mètre 4

Le décimètne O.d

Le centimètre 0.01

Le millimètre 0.001

Les mesures de volume pour les liquides et les grains

Le kilolitre o\i mètre cube «diectolttne

Le décalitre

Le litre ou décimètre cube

Le décilitre

Le centilitre.

Les mesures de poids :

Le kilogramme ou poids du décimètre cube d*ettj

distillée.

L'hectogramme Le décagramme Le gramme Le décigramme Le centigramme Le milligramme.

Les mesures de surface :

L^hectare ou 10,000 mètres carrés.

L'are 100

Le centiare 1

Les mesures de volume pour les bois :

Le stère ou mètre cube Le décistère.

Les unités monétaires :

Le franc ou 5 grammes d'un alliage de 9 d*argen

et de 1 de cuivre.

Le décime Le centime.

Ces noms, empruntés au grec et au latin , ont Tineon^ testable avantage de pouvoir être introduits dans toutei les langues. Quant au reproche de barbarie qu'on a fai à plusieurs d'entre eux, il n'est pas, comme le remarqua Delambre, d'une grande importance ; il porte principa lement sur hedo^ qu'on a employé par abréviation ai lieu de hécaton^ et sur kih, dans lequel on a mis un l

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