LIVRE XXXIV. — MÉL. URANOGRAPHIQUES
astronomie liront peut-être avec plaisir ; elles se trouant pour la plupart disséminées dans les nombreux méoires de William Herschel.
Aucune observation délicate, c'est-à-dire aucune >servation exigeant une force ampliflcative un peu rande, ne réussira, si l'on tente de la faire en regardant ir la fenêtre d'un appartement, ou à travers la trappe il toit d'un observatoire.
Il est bon d'éviter les lieux abrités , même quand le lescope est placé en plein air.
S'il fait du vent, les images télescopiques ne sont pas, fi général, très-distinctes. Le vent doit produire ce mauais effet en mêlant entre elles des couches almospbériues de différentes températures *.
Les aurores boréales nuisent quelquefois aux observaons astronomiques, elles semblent rendre tous les objets ndulants. Le plus ordinairement elles sont sans effet.
S'il était vrai, comme Herschel l'admet avec plusieurs létéorologistes, que les aurores boréales fussent l'indice cause ou effet) de grands changements de température ans les différentes régions de l'atmosphère, leur influence leurrait être assimilée à celle du vent.
i. LorsquMl rédigeait cet aphorisme d'astronomie pratique sous influence d'un fait particulier, Herschel s'abandonnait peut-être n peu hâtivement à Tesprit de généralisation. Voici , en effet , ce ue je trouve dans les Transactions de 1815, p. 322 : « Le vent ne luit pas à la netteté des images télescopiques. Par des vents vioents on peut se servir de pouvoirs amplificatifs très-considérables, )ourvu que le pied de l'instrument ne soit pas ébranlé. » J'ignore li le grand observateur a jamais remarqué à quel point il s'est contredit touchant l'influence du vent sur les observations astro- K)iniques.
Un astre ne paraît jamais bien tenniné quand lès rayons qui nous le font voir ont passé à une petite hauteur audessus du toit d'un édifice. Au-dessus d*un toit il y a toujours, en effet, un mouvement atmosphérique provenant du mélange de couches inégalement échauffées.
Quand l'atmosphère est sèche , les télescopes fonctionnent mal.
Quand, au contraire, l'atmosphère est très-chargée d'humidité, les images des astres ont une netteté remarquable.
Cette netteté existe aussi par un ciel brumeux, et, particulièrement, par un temps de brouillard. Le brouillard laisse aux images télescopiques toute la pureté de leurs contours, jusqu'au moment où, par voie d'obscurcissement, il les fait totalement disparaître.
Quelquefois il arrive que par un temps en apparence très- favorable, les astres ont des contours mat définis. Ceci, dit Herschel^ peut tenir à la présence d'une atmosphère sèche qu'un vent d'est a apportée dans les haut»'» régions, ou dépendre du mélange de couches de diiPrentes températures, résultat du conflit de vents supérieurs diversement orientés.
Quand une gelée subite vient de succéder à un temps doux ; quand un dégel vient tout à coup remplacer une longue gelée, les télescopes terminent mal les astres.
On ne doit pas non plus s'attendre à de bons résultats, au moment où un télescope vient d'être transporté d'un^^ pièce chaude en plein air.
Pour généraliser, il faut dire que si le miroir de l'instrument n'est pas à la température de l'air qui l'entoure,