‹ Œuvres complètes de François Arago (volume 4)Chapitre 69 sur 582 · LIVRE XXIII. — ATTRACTION UNIVERSELLE. U · texte numérisé non relu

LIVRE XXIII. — ATTRACTION UNIVERSELLE. U

.. iand la Lune est à son périgée et très-voisine de Féqua- ' jr ; les plus faibles ont lieu aux solstices, quand la me est à son apogée et a une grande déclinaison. La minution des hauteurs des marées vers les syzygies des Istices n'est qu'environ les trois cinquièmes de la dimiition correspondante vers les syzygies des équinoxes \ iccroissement des marées vers les quadratures est deux is plus grand dans les équinoxes que dans les solstices. a diminution des marées syzygies est presque trois fois lus grande vers le périgée de la Lune que vers son pogée.

On obtient la hauteur d'une grande marée dans un ort, en multipliant la hauteur de la marée calculée, omme nous l'avons dit , par la formule de la Mécanique élesle, par l'unité de hauteur qui convient à ce port. ^iCs grandes marées de chaque année peuvent produire Jes inondations, surtout quand les vents les favorisent ; on doit prendre des précautions pour prévenir les désastres qui en résulteraient. Vunité de hauteur d'un port est la quantité dont la mer s'élève ou s'abaisse relativement au niveau moyen qui aurait lieu sans l'action du Soleil et de la Lune. On obtient cette unité de hauteur en prenant la moitié de la différence entre un grand nombre de hautes et de basses marées équinoxiales.

La pleine mer sur les côtes et dans les ports n'arrive pas à l'instant où la force résultante des attractions du Soleil et de la Lune y est parvenue à sa plus grande intensité. Ainsi, aux jours de la nouvelle Lune, l'instant de la plus grande intensité de cette action est celui du passage simultané des deux astres au méridien , ou celui

de midi ; cependant la mer n'est ordinairement pleine que quelque temps après midi.

Quand la Lune nouvelle passe au méridien d'un port à midi vrai, à l'époque des équinoxes, le temps qui s'écoule entre ce passage et^ l'instant de la pleine mer qui le suit , est toujours le même ; il se nomme établissement du port. L'heure des marées des syzygies équinoxiales est donc l'établissement du port.

Les jours de la nouvelle et de la pleine Lune, Tin- i stant où les deux astres exercent la plus grande action est celui du passage de la Lune au méridien ; il en est de même lors du premier et du dernier quartier; les autres jours, cet instant précède quelquefois le passage, et d'autres fois il le suit ; mais il ne s'en écarte jamais beaucoup, parce que la force attractive de la Lune est environ deux fois et demie plus grande que celle du | Soleil. I

L'effort qui résulte des attractions du Soleil et de la Lune sur les eaux de la mer et le retard ou l'avance de la marée sur l'heure du passage de la Lune au méridien varient suivant que les deux astres s'écartent ou se rapprochent de la Terre, suivant que leurs déclinaisons augmentent ou diminuent. On tient compte de toutes ces circonstances à l'aide de tables qui facilitent les calculs , et que Ton trouve dans V Annuaire du Bureau des Longi- 1 tudes. Mais, dans tous les cas, l'établissement du port ajouté à l'heure du passage de la Lune au méridien un jour donné, fournit à quelques minutes près l'heure de, la haute mer dans ce port. i

Voici les établissements de quelques ports et les unités |

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