DES TREMBLEMENTS DE TERRE
Nous avons vu (liv. xx, chap. xviii, t. m, p. 247) que l'intérieur de la Terre , à cause de sa haute température, est très-probablement liquide et que notre globe est revêtu d'une écorce comparativement très- mince; cette écorce n'aurait qu'une épaisseur de 40,000 mètres sur 12,733,000 mètres qui mesurent le diamètre terrestre moyen; elle ne serait pas la trois -millième partie du diamètre du globe. La masse intérieure fluide doit céder, comme la masse superficielle des eaux de l'Océan, aux forces attractives exercées par le Soleil et la Lune ; elle doit tendre à se gonfler dans les directions des lignes qui joignent le centre de notre globe à ces deux astres. Cette
soumission nécessaire de la masse fluide intérieure aux lois de Tattraction universelle doit rencontrer une résistance dans la rigidité de Técorce solide, et de là peuvent provenir des ruptures, des secousses, en un mot les tremblements de terre. Telle est l'idée dont M. Perrey, professeur de physique à la Faculté des sciences de Dijon, a cherché à démontrer la justesse dans plusieurs Mémoiresintéressants. Dans ce système, les tremblements de terre comme les marées océaniques, doivent être dans un certain rapport et avec Tâge et avec Theure du passage é^ la Lune au méridien. M. Perrey a trouvé, en effet, en : discutant toutes les observations de tremblements de ieam i quMl a pu recueillir, que, depuis un demi- siècle , \m.^ tremblements de terre sont plus fréquents dans le voisî- i nage de l'époque du périgée que vers celle de Tapogée 'i de la Lune, plus fréquents lorsque la Lune est proche dn i méridien que lorsqu'elle en est éloignée de 90 d^réa. ; Aucune question ne mérite davantage d'être soumise à^ une plus longue étude. N'cst-il pas remarquable de voirque les phénomènes les plus désordonnés en apparence-: sont réglés dans tout l'univers par les grands principes de | l'attraction?