Voir précédemment p
SUR LA PHOTOMÊTRIB. 265
•xpérimentalement, ma vue s* étant très-affaiblie, j'ai prié t. Laugier de soumettre mon appareil à une expérience lécisive. Je vais présenter les résultats qu'il a obtenus. Les angles que renferme le tableau suivant sont les azim\& à partir desquels la seconde image de chaque Hoile commence à paraître, le point de départ étant celui lu plan de polarisation primitif de T étoile.
Représentons par a l'intensité de la lumière d'une Roile, par i l'angle du plan primitif de polarisation avec telui du prisme qui sert à donner la seconde image : Bsin^î est l'intensité de cette seconde image. Soit b F intensité de la lumière d'une seconde étoile, i' l'angle du ^an primitif de polarisation avec celui du prisme, pour h seconde image , son intensité sera représentée par Isin^i'; par hypothèse asin^t est égal à èsin^*'; par
conséquent on a :
a sin^ i
b ^ SÎÏÎV'
Si l'on veut, on pourra faire d'avance une échelle com- Iprative d'intensités en comparant pour la plus brillante des étoiles l'azimut i de disparition , et en répétant l'expérience à l'aide de la même lunette ayant devant son^ objectif un verre à faces parallèles qui réduise l'image focale au quart, à la moitié, aux trois quarts, etc., de la lumière primitive.
En cherchant sous quel azimut la seconde image de chaque étoile projetée sur le fond du ciel commençait à paraître, on a obtenu les azimuts suivants :
Intensitéf Noms Grandenn Arimnts Siniu carrés relatiTes
des eonrenaes d'appari- des azimuts .0^
étoiles. des étoiles. tion. d'apparition, pp'»
sin'f
Sirius ou a du Grand Chien. i 0* 48' g^ 1000
Wéga ou a de la Lyre. 1 ^^^3^12 ^^
Ppocyon ou a du Petit Chien. 1-2 1 10 ^ 470
Rigel ou p d'Orion 1 1 12 j~ tiiik
Béteigeuse ou a d'Orion.... var. 1 12 ^^ AM
Ataïr ou a de l'Aigle 1-2 1 16 —^^ 400
Aldebaran ou a du Taureau. .1 1 37 j^ 245
Bellatrix ou 7 d'Orion 2 2 0 -^ 160
sd'Orion 2 3 9 -3^^ 65
s du Grand Chien 2-3 3 i2 -^ 63
^del'Aigle 3 3 27 -^ij- 54
7 du Cygne 3 3 58 ^ 41
«d'Orion 5 4 53 -^ 27
ÇduCygne ^ ^ ^ ^ 25
p de l'Aigle 4 6 39 -jjj- 14
a d'Orion 4 8 52 -^ 8
X d'Orion 4 16 30 -1- 2
Les mêmes expériences ont été faites en mettant de vant la lunette des diaphragmes circulaires de différeni diamètres qui réduisaient plus ou moins la quantité d lumière reçue de chaque étoile.
Avec un diaphragme de 49 millimètres de diamètrd on a obtenu les résultats suivants :
SUR LA PHOTOMËTRIE. 267
Intensités Noms GnnâflOTS Arimuts Sinus carrés reiatlTes
des conTenues d'appari- des azimuts .ou
étoiles. àea étoilM. tion. d'apparition. »"'
sin't'
Sirius. i !• 4' JL 1000
Rîgel 1 2 37 J- 162
Matrix 2 2 45 -^^ 150.
Wéga 1 2 55 --g. 133
Ataïr 1-2 3 12 -^ 111
L'Épi ou a de la Vierge.. 1 5 30 -j^ 37
7de l'Aigle 3 7 12 -^ 22
ird'Orion 5 7 19 ~ 21
TfduCygne. 3 7 25 -^ 20
Cdu Cygne 3 ^ ^^ "S" ^^
Me l'Aigle A 11 37 -^ 8
Un diaphragme de 89"^. 5 ayant remplacé le précélent, on a fait quelques observations dont voici les ré-
oltats:
Intensités Noms Grandeurs Asimuts Sinus carrés relatives
des des d^appari- des azimuts . ou
étoiles. étoiles. tion. dVpparition. 8"^**'
sin* ♦'
Sirius 1 2« 12' ^ 1000
Rigel 1 3 50 ~ 329
Bellatrix. 2 6 3 ^ 188
Le diaphragme étant réduit à 29"*^. 5, les observations «Dt fourni les chiffres suivants :
Intensités Noms Grandeon Aiimats Simis carrés relatives
des des d*appari- desazimats ou,
étoiles. étoiles. tion. d*apparitioii. «n^*
Sîrius. 1 2* 59' ~ 1000
Arcturus ou a du Bouvier. . 1 2 59 =^ 1000
Ataïr 1-2 4 12 -^^ 603
Rigel 1 4 25 i^ 457
Procyon 1-2 A 36 ^ 418
Béteigeuse # 4 si i- 378
« du Grand Chien 2-3 6 31 -^ 290
Bellatrii 2 6 7-^ 237
Wéga 1 6 29 ^ 209
Aldebaran 1 6 45 y-- 193
L'Épi 1 8 16 -^ 128
t d'Orion 2 » 57 ^^ 109
7 de l'Aigle 3 9 10 ~ 103
7 du Cygne. 3 11 12 ~ 67
w d'Orion 5 11 45 ~ 63
<x d'Orion 4 12 57 -^ 51
Ç du Cygne 3 15 33 -^ 36
X d'Orion 4 22 0 -^ il
Enfin le diaphragme étant diminué jusqu'à n'avoir plus que 19 millimètres, quelque? observations ont donné :
Intensités Noms Grandeurs Azimnts Sinns carrés relatives
des des d'appari- des azimnts . ^^
étoiles. étoiles. tion. d'apparition. g'° »'
sin't'
Sirius.. 1 4* 51' ~ lOOO
Rigel 1 6 13 ± 604
Bellatrix 2 9 26 -^ 259
«d'Orion 5 13 9 -^ 129
SUR LA PHOTOMÉTRIE. 269
Tout le monde comprend qu'on peut arriver aussi aux intensités relatives des étoiles en cherchant sous quel angle il faut que la lumière d'une certaine étoile , de Sirius, par exemple, vienne traverser une plaque de verre à faces parallèles, pour que son éclat soit réduit à égaler celui d'une autre étoile visée directement. En se servant de la table donnée dans mon deuxième Mémoire sur la photométrie (p. 208), on a immédiatement le rapport qu'on se propose de déterminer. Cette méthode a fourni les résultats suivants :
Noms Inteosités
des étoiles. relatives.
Sinus 1000
Wéga 550
Rigel Û17
L'Épi 310
Bellatrix 200
w d'Orion 70
Le tableau suivant résume l'ensemble de toutes les observations :
des étales. ^- "• ™- ^- ^' ^^' Moyennes.
Sirius 1000 1000 1000 1000 1000 1000 1000
Àrctorus. t a a 1000 a a 1000
Procyon Û70 a a liiB a a UUk
Béteigeuse M4 # # 378 /r a Zill
Rigel UiiU 162 329 Û57 . 604 417 402
Ataïr 400 111 # 503 # a 338
Aldebaran 245 a a i9d m a 219
Bellatrix 160 150 188 237 259 200 199
( du Grand Chien. 63 # # 290 # ' 179
L'Épi de la Vierge. # 37 # 128 * 310 158
«d'Orion 65 # a i09 m a 87
«d'Orion 27 21 a 63 129 70 62
Noms des étoiles.
7 de l'Aigle.
7 du Cygne, a d'Orion...
Ç du Cygne.
P de l'Aigle.
X d'Orion. . .
iU
ià
lY. Y* VI. XojenDet.
Les différences que présentent les résultats des diverses observations peuvent s'expliquer de deux manières :
Ou bien, le ciel étant quelque peu nuageux, l'image stellaire dont il s'agit de déterminer Tazimut d'apparition se projette sur un fond qui n'est pas partout d'une obscurité complète, et alors les angles obtenus par le prisme rotatif pour la réapparition des images de certaines étoiles sont trop grands; par contre, les intensités comparatives d'éclat sont trop petites;
Ou bien, il y a un bien plus grand nombre d'étoiles variables que n'en indique l'observation directe non aidée de mesures photométriques.
Des expériences du genre de celles que je viens de décrire devront donc être répétées un grand nombre de fois. Elles conduiront certainement à des conséquences iniportantes. Je ne réclame d'autre mérite que celui d'avoir donné aux astronomes un instrument de mesure exact et commode.
GRADUATION EXPÉRIHElf TALE DU POLARIMÈTRE
Dans mon premier Mémoire sur la photométrie j'ai indiqué l'usage que j'ai pu faire du polarimètre pour
SUR LA PHOTOMËTRIE. 274
vérifier la loi du carré du cosinus. Comme, à Torigine de mes recherches, le polarimètre n'était pas gradué, je dus chercher un moyen de m'en servir en me passant de sa graduation ^.
Je vais indiquer le procédé qui a été mis à exécution depuis cette époque pour faire la graduation expérimentale de cet instrument.
On sait que mon polarimètre est simplement une lunette polariscopique devant laquelle se trouve placée une pile de plaques de verre susceptible de prendre toutes sortes d'inclinaisons relativement au faisceau incident. Un arc gradué convenablement disposé sert à mesurer facilement la valeur de l'inclinaison dans chaque observation. Il s'agit d'expliquer le parti que l'on peut tirer de la détermination de pareils angles.
Lorsqu'un rayon partiellement polarisé, c'esl>-à-dire composé de lumière neutre et de lumière complètement polarisée, traverse dans une direction convenable une pile de glaces sous un angle suffisamment petit, ce rayon devient neutre. Le polariscope qui reçoit le faisceau émergent doit par conséquent donner alors des images sans aucune coloration. J'ai fait, il y a bien des années 2, plusieurs expériences avec de telles piles de glaces pour déterminer les angles qui précèdent et les angles qui suivent l'angle de la polarisation complète par réflexion pour lesquels les faisceaux réfléchis contiennent des proportions égales de lumière polarisée. Ces proportions n'étaient