ORGUEIL D’AIMER
Hélas ! la chimère s’envole Et l’espoir ne m’est plus permis; Mais je défends qu’on me console.
Ne me plaignez pas, mes amis :
J’aime ma peine intérieure Et l’accepte d’un cœur soumis.
Ma part est encor la meilleure, Puisque mon amour m’est resté; Ne me plaignez pas si j’en pleure !
L’EXILEE
A votre lampe, aux soirs d’été,
Les papillons, couleur de soufre, Meurent pour avoir palpité ;
Ainsi mon amour, comme un gouffre, M’entraîne, et je vais m’engloutir;
Ne me plaignez pas si j’en souffre!
Car je ne puis me repentir,
Et dans la torture subie J’ai la volupté du martyr;
Et s’il faut y laisser ma vie,
Ce sera sans lâches clameurs.
J’aime ! j’aime ! et veux qu’on m’envie.
Ne me plaignez pas si j’en meurs!
LES MOIS