‹ Œuvres complètes de François CoppéeChapitre 107 sur 128 · ORGUEIL D’AIMER · texte numérisé non relu

ORGUEIL D’AIMER

Hélas ! la chimère s’envole Et l’espoir ne m’est plus permis; Mais je défends qu’on me console.

Ne me plaignez pas, mes amis :

J’aime ma peine intérieure Et l’accepte d’un cœur soumis.

Ma part est encor la meilleure, Puisque mon amour m’est resté; Ne me plaignez pas si j’en pleure !

L’EXILEE

A votre lampe, aux soirs d’été,

Les papillons, couleur de soufre, Meurent pour avoir palpité ;

Ainsi mon amour, comme un gouffre, M’entraîne, et je vais m’engloutir;

Ne me plaignez pas si j’en souffre!

Car je ne puis me repentir,

Et dans la torture subie J’ai la volupté du martyr;

Et s’il faut y laisser ma vie,

Ce sera sans lâches clameurs.

J’aime ! j’aime ! et veux qu’on m’envie.

Ne me plaignez pas si j’en meurs!

LES MOIS

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