‹ Œuvres complètes de François CoppéeChapitre 113 sur 128 · AOÛT · texte numérisé non relu

AOÛT

Par les branches désordonnées Le coin d’étang est abrité,

Et là poussent en liberté Campanules et graminées.

Caché par le tronc d’un sapin,

J’y vais voir, quand midi flamboie, Les petits oiseaux, pleins de joie, Se livrer au plaisir du bain.

LES MOIS

Aussi vifs que des étincelles,

Ils sautillent de Tonde au sol,

Et l’eau, quand ils prennent leur vol, Tombe en diamants de leurs ailes.

Mais mon cœur, lassé de souffrir,

En les admirant les envie,

Eux qui ne savent de la vie Que chanter, aimer et mourir !

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