TABLEAU RURAL
Au village, en juillet. Un soleil accablant.
Ses lunettes au nez, le vieux char ron tout blanc Répare, près du seuil, un timon de charrue.
Le curé tout à l’heure a traversé la rue,
Nu-tête. Les trois quarts ont sonné, puis plus rien Sauf monsieur le marquis, un gros richard terrien Qui passe en berlingot et la pipe à la bouche,
Et qui, pour délivrer sa jument d’une mouche, Lance des claquements de fouet très campagnard Et fait fuir, effarés, coqs, poules et canards.