‹ Œuvres complètes de François CoppéeChapitre 94 sur 128 · CHANSON D’EXIL · texte numérisé non relu

CHANSON D’EXIL

Triste exilé, qu’il te souvienne Combien l’avenir était beau,

Quand sa main tremblait dans la tienne Comme un oiseau ;

Et combien ton âme était pleine D’une bonne et douce chaleur,

Quand tu respirais son haleine Comme une fleur !

L’EXILÉE

Mais elle est loin, la chère idole, Et tout s’assombrit de nouveau ; Tu sais qu’un souvenir s’envole Comme un oiseau ;

Déjà l’aile du doute plane Sur ton âme où naît la douleur; Et tu sais qu’un amour se fane Comme une fleur.

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