De l'Empereur pareillement ilz détiennent, comme Ton
L'Entreprise de Venise. 149
Sur PEmpire. Vous tenez troys citez Contre raison , on le voit clerement , Que l'Empire avoit jà en jouyssance , De Padue, de Veronne et Vincence.
En quel dangier estez vous aujourd'uy, S'humiiité vos ' rudes cueurs n'inspire ?
Où aurez-vous confort, conseil, apuy Quant vous grevez saincte Eglise et Empire ; Impossible est que vostre bien n'empire ; Rétribuer » biens d'aultruy n'ayez honte; Tousjours en fin [il] fault rendre [son] compte.
Les terres appartenantes au roy de Hongrie y que tiennent lesdictz Veniciens^.
Or avez-vous de voz circunvoîsins Prins les terres, voire par pillerie; Par quoy n'aurez au besoin^ plus d'affins Pour soubstenir la vostre seigneurie.
Considérez que le roy de Hongrie N'est pas content que vous tenez ses lieux; Qui pert le sien ne peut estre joyeux.
Rendez luy tost ses places, Dalmacie ,
dit, tes citez de Padoue, de Vincence et de Veronne. A Padone 7 avoit des gentilzhommes nommez de La Carara; à Vincence, ceux de Cavalcabonne, et à Veronne, les seigneurs de Lescalla ( Délia Scala) , lesquelz y estoient seigneurs desdictes trois citez , et par lesdictz Vénitiens ont esté chassez Itt iings après les aultres , pms environ quatre vingtz ans en , et se tenoient lesdiaes citez de TEmpire.