FARCE
NOTICE :BlBUÔGRAPHIQyE.
n ne coiwoU de cet ouvrage de Grin- I gore que deux éditions. L'une est in-8»
i gothique f sans lieu, ni date, ni nom ' d'impriiHCur ; elle porte pour titre : Le Jeu du Prince des Sotz et Mère Sotte; au^iessous un bois représentant probablement Mère Sotte entre deux Sots. Le oois est encadré^ et dans la bordure court la devise de Gringore et de Mère Sotte : Tout par raison. Raison par tout. Par tout raison. Le personnage qui tient^le milieu de ee bois, et que nous supposons être Mère Sotte, est vêtu d'une longue robe; une espèce de surcot, serré à la taille, portant des manches amples, mais serrées aux poignets, tombe jus^ qu'aux genoux; une sorte ae camail à capuchon, orné des oreilles d'âne , couvre la gorge , le col et la tête. Il ftiut peut-être voir là le costume officiel de Mère Sotte. Au bas de la page , nous lisons : Joué aux Halles de Paris le Mardy Gras Pan mil cinq cens et unze.
Cette édition, de 88 ff. non chiffrés, signée a-fy donne au bas de la dernière page : Fin du €ry. Sottie y Moralité et Farce , composez par
200 Notice bibliographique.
Pierre Cringorey dit Mère Sotte, et imprimé pour iceluy.
Nous ne connaissons pas l'autre édition , qui est ainsi indiquée dans le Manuel du Libraire :
Le même, joui aux Halles de Pis, le Mardi Gras y IIII. ( au recto du dernier feuillet. ) Nouvellement imprimé à Paris. Petit in-4<> gothique de i6 ff. à 2 col. de 39 lignes.
Nous avons rencontré parmi les manuscrits de la bibliothèque de l'Arsenal une copie figurée de la première édition. Nous ne connoissons pas l'auteur de cette copie , qui ne paroit pas assez bien faite pour qu'il soit vraisemblable de l'attribuer à Fyot.
Le Jeu du Prince des Sott a été réimprimé dans la collection Caron, 1798-1806, 57 exempl.
Ce dernier éditeur s'est efforcé de copier toutes les fautes de l'édition primitive. Il y a réussi complètement; il a eu moins de succès dans les tentatives qu'il a faites pour arriver à une ponctuation intelligente.
Nous noterons une traduction de la Farce iisiite en dialecte saintongeois par M. Burgaud des Marets, sous ce titre : MoUchoù, et Carçou-^ mire, 1855. Tiré à fort petit nombre.