I. Tes louanges
a. L'honneur, les vertus chevaleresques.
ijfi Gringore.
Peuple François.
Tout ton povoir est sufFocqué.
Pense que Dieu te veult pugnir.
Peuple Ytalique.
Peuple François, tu m'as picqué;
Sans qu'il en soit plus répliqué ,
Redoubte le temps advenir.
[ L'Homme Obstiné commence.
Mais que est cecy ? D'où mepeultil venir D'estre pervers , et ne vouloir tenir Compte de Dieu, ne d'homme , ne de dyable i Je ne me puis de mal faire abstenir.
Ma promesse ne vueil entretenir ; Ainsi que ung Grec suis menteur détestable, Comme la mer inconstant , variable ; Luna regnoit l'heure que je fiiz né , ]e suis, ainsi que ung Genevoys Straicuble.
Regardez moy, je suis l'Homme Obstiné.
Je ne vueil droict ne raison soustenir; Les innoceiis prens plaisir à pugnir ; Brief , je commetz maint péché exécrable.
D'avecques moy saincteté vueil bannyr, A symonye me joindre et me honnir.
De mon ame ne suis point pitoyable ; Il m'est advis que je suis permanable.
En ce monde maint mal ay machiné ; De tous humains suis le plus redoubtable.
Regardez moy, je suis l'Homme Obstiné.
PiUars, pendars , menteurs, vueil retenir, Avec larrons me alUer et tenir ; Ma promesse leur est irrévocable.