‹ Œuvres complètes de Gringore; (volume 2)Chapitre 150 sur 207 · I. Tes louanges · texte numérisé non relu

I. Tes louanges

a. L'honneur, les vertus chevaleresques.

ijfi Gringore.

Peuple François.

Tout ton povoir est sufFocqué.

Pense que Dieu te veult pugnir.

Peuple Ytalique.

Peuple François, tu m'as picqué;

Sans qu'il en soit plus répliqué ,

Redoubte le temps advenir.

[ L'Homme Obstiné commence.

Mais que est cecy ? D'où mepeultil venir D'estre pervers , et ne vouloir tenir Compte de Dieu, ne d'homme , ne de dyable i Je ne me puis de mal faire abstenir.

Ma promesse ne vueil entretenir ; Ainsi que ung Grec suis menteur détestable, Comme la mer inconstant , variable ; Luna regnoit l'heure que je fiiz né , ]e suis, ainsi que ung Genevoys Straicuble.

Regardez moy, je suis l'Homme Obstiné.

Je ne vueil droict ne raison soustenir; Les innoceiis prens plaisir à pugnir ; Brief , je commetz maint péché exécrable.

D'avecques moy saincteté vueil bannyr, A symonye me joindre et me honnir.

De mon ame ne suis point pitoyable ; Il m'est advis que je suis permanable.

En ce monde maint mal ay machiné ; De tous humains suis le plus redoubtable.

Regardez moy, je suis l'Homme Obstiné.

PiUars, pendars , menteurs, vueil retenir, Avec larrons me alUer et tenir ; Ma promesse leur est irrévocable.

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