‹ Œuvres complètes de Gringore; (volume 2)Chapitre 29 sur 207 · Mange · texte numérisé non relu

Mange

2. Faut-il tire sateiUtes, voulant dire favoris des rois, ou fatalistes, signifiant impies? Faut-il voir une faute d'impresnon et tirer ce mot de Satan ? Faut-il le faire venir de oseviu, opprimer, charger comme une bète de somme, et ^appliquer aux cueilUurs des impôts ?

). La cloche au beffroi.

4. Une moisson que la Discorde vient cueillir. «. Psalm., LXI : On suo benedicebant et corde suo maUàkémtt.

h. Virgitius : Nusquam tuta fidts, c. Virgilius : Sors omnia versât.

^6 Gringore.

Les plus grans £sdt servir par folle attente <>. Vulcanus fond , Mars sans cesser martelle , Et Midas met leurs ouvraiges en vente ; dotho les prent, Lachesis les présente A Atropos , et sont revishez Par preux hardiz , en la guerre usitez , Qui les livrent à gens de moyenne aage , Les desirans plus qu'amoureux le Moy ; Et ne craignent en soleil ou umbraige , Ung Dieu, ung Roy, une Foy, une Loy ^

Quant Neptunus met sur mer sa nacelle, Que Boreas de subit soufflet vente, Et que Pluto les autres dieux precelle , Guerre monstre sa queue de serpente*; Vj ^. ^^ Se Palas n*est pour Veure diligente

J.. De résister à leurs ferocîtez :

.^ j ^ ^ Ilz font trembler palais royaulx , citez ,

En l'air causent frimas , escler, oraige ; Lors les soudars, qui mainent leur arroy,

I . La pensée de cet unzain ne manque pas d'énergie; elle est obscurément rendue : Vulcain et Mars font sans cesse des armes de guerre; ils les présentent aux Paraues , qui j atuchent sans doute leur particulière bénéaiction; Midas, l'amour de Tor, les met en vente sur la terre. Id les dieux disparoissent. Les vieux gendarmes essayent les armures et les livrent, si elles sont solides, aux jeunes gens, qui les désirent plus qu'amoureux ne désirent le May, etc. Cet imbroglio nous indique l'avenir de la littérature mythologique; il est le commencement des obscurités et des étranget& que le commerce des poètes avec les dieux de l'Olympe va jeter dans la littérature des siècles suivans.

a, Aristoteles, in Politids : Pluralitas prinàpatuum maîa, unus er^o princeps,

b» Vvgilius : ... BeUa manu, Uthum^ue gero

Sévit amorferri et sctlerata insania btlli.

Les folles Entreprises. jy

Ne prisent riens , tant sont rempliz de raige , Ung Dieu, ung Roy, une Foy, une Loy.

Prins ce ' , seigneurs , ne soyez irritez Se peine avez , car vous le méritez :

Tous maifaicteurs se mettent en servaige « ; Force leur est de recevoir chastoy, Quant s'efforcent despriser par oultraige Ung Dieu, ung Roy, une Foy, une Loy.

I. Notons cette dérogation au Prince classi4ue qui commence ordinairement dans les Chants Royaux et tes Ballades cooununes. Gringore a trouvé joyeux de remplacer par un calembour cette invocation , qui n'avoit pas grand sens en «Wiors des Pays d'Amours.

tf. II Pétri, II * : Qui ftcit peccatum servus estpeccati, à qao enim qui superatus at hujus et servus est.

* E^istola Beati Pétri ApostoU secunda , ver. 1 9 : Cum ipsi <ervtsmt corruptioms, à quo enim quis, etc.

Fin du chant royal.

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