Le commun peuple, le populaire
4. On sait que le Moyen Age mettoit sous la protection du nom d*Ésope, Ysopes, tout recueil de fables. Marie de France, donne la même petite fabU que notre poète, sous le titré
a. Luce , X : Dignus est mercenarius mercede suà.
b. I Regum, XVI : Hoc videt que parent, Deus autem intuetur cor.
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Que , sur ce point , peult servir de notable ' . jlu3is furent deux chiennes , de quoy Tune Avoit maison , et des biens de fortune ; L'autre n'avoit aucun logis ne biens , Et si avoit plain son ventre de chiens.
Geste riche la logea par pitié, Soy deslogeant , fusse > par amityé ; Lors s'en alla où elle avoit affaire.
Et la laissa pour son bon plaisir ifaire .^ ^ ^^ En son logis. Après longue saison "^'^ ^ Geste chienne revint en sa maison.
' " '' L'autre luy dist qu'el venoît mal apoint ^, Et que pour lorsel n'y entreroit point ; Et, y voulant entrer, ses chiens jappèrent , Mauigré elle sa maison usurpèrent Et en eurent possession par force.
Se au temps présent de chasser on s'efforce * De leur logis les simples famelettes, Hz sont ainsi comme povres chiennettes Qui sont chassées et gettées de leur estre Pour y loeer d'autres chiennes et mettre Qui sont plaines de chiens qui nous mordront <^
dWne Lisse qui vuleit chaaler, et elle la met au nombre des fables k'Ysopez escrit. Les éditions modernes des œuvres de la Fontaine contiennent généralement une énumération savante des origines des diverses fables ; nous renvoyons là le leaeur qui voudroit connoître à fond l'historique de l'apologue : (nLa Lice et sa compagne. » Ésope est un des rares fabulistes qui n'en ait point parlé.