‹ Œuvres complètes de Gringore; (volume 2)Chapitre 64 sur 207 · Imté · texte numérisé non relu

Imté

a. Ecdesiast., X : Cum morietur homo herediîabit serpcÊta, et bestids et vermes.

b, Mantuanus : . . . . Trita que fidts jam pallidà veste

Infirmistitubatpedibus ; pudorexulatomnis.

f. Philip., Il : Omnes ^ue sua sunt querunt, non que Jesu Christi.

9^ Gringore.

^* Que symonie il voulut entreprendre ;

Il print argent, vestemens , sans attendre ^ ' fv P^^ , Ainsi venooit du Sainct Esperit la grâce y

'^ y '^ ' • Parquoy devint , pour tel péché reprendre ,

Plain de lèpre sans partir de la place'.

Jéroboam en sa malle fortune ^ Constitua evesques pour pecune,

* • C'estoit la loy de Dieu tresmal gardée;

Le Créateur, qui contre telz gens pugne ,

, ^ Symonie , un grant péché , répugne » ,

L'entreprise congneut oultrecuydée ; *! Symonie fut alors rescindée.

Non obstant que Jéroboam fut roy , Sa lignée fut despouUée, desgradée,

,; * Et luymesmes avec tout son arroy.

Antiochus contre droit et raison A bons deniers voulut vendre à Jazon La dignité d'evesque souverain * , Mal luy en print , non obstant son blazon ^ , En son orteil. Ainsi que nous lison Es Machabées , de son faict tresvilain :

/ ^ Jherusaiem vouloit , comme inhumain ,

'" Totallement destruire par batailles,

I . Est hostile à la symonie , qui est un grand péché. *; * 2. Voyez sur ce Jason, frère d'Onias, le liv. 2 des Ma-

^', chabées, chap. 4, depuis le ver. 7 jusqu'à 26.

). Malgré sa gloire. Il s'agit d' Antiochus, surnommé '"' ' l'Illustre.

4. Ambrosius de Giezi : Cito turpem sequitur Upra merce* dem, et pecunia mala quaita corpus animamqut commacttlat.

r' ^' ^^} I^cgum, XIII : Quicumque yoUbat impUbat ma-

num Hieroboam , et fiebat sacerdos exceUorum.

Les folles Entreprises. 9^

Maladie vint a luy si soubdain'', Que tresperça ses boyoulx et entrailles.

Or voyons nous grande punition Faicte aux payens qui par contemption Avoyent vendu prestrise des jrdoles , Dieu se courça de leur vendition Et leur donna lors malédiction.

Se ne sont point comptes ne paraboles.

Vous qui faicteslesvenditions folles De prébendes , cures et eveschez* , Escripvez vous hardiment en leurs roUes ^ Car beaucoup plus qu'ilzn'ontfait vous péchez.

Se aucun larron desroboit ung calice Et le vendoit, il seroit par justice Appréhendé, on le peult bien entendre.

On le reprent de sa fraude et malice, Et laisse l'en ceubc qui font plus grant vice ^ ^ ^ ^ Quant ilz veuUent toute PEglise vendre. " ^ ' Teiz gens sont ditz, pour le cas bien com- Symoniaques, sacrilèges, larrons; [prendre, Biens attrapent , et sont prestz de les prendre , Comme en terriers connins * prinspar fiirons >.

Serez vous ditz vrays pasteurs , vénérables , Bons zélateurs , devotz et charitables

f. Lapins.

Page 1