‹ Œuvres complètes de Gringore; (volume 2)Chapitre 71 sur 207 · Honte, opprobre, infamie · texte numérisé non relu

Honte, opprobre, infamie

2. Dans so|i pauvre temple. "^ i 5. Qu'à la fin tout se paye. ' ^v a. Ecclesiast., XXV II II : Pone thesaurum tuam in prc-

ttptis Altissimi et proderit tibi magis quant aurum, ^

h. Marc, X : Filioli , quam difficile est confidentes in pt- •"

cuniis in regnum Dei introire.

c. Provcrb., XXX : Mendicitatem et divitias ne dederis ^

mihi, ne forte satiatus illitior ad negandum, et dicam quit

estDeus.

"^poiorvii-j

100 Gringore.

Se vantèrent que ses perplexitez Seraient mises tost à destruction.

Comme les Reformateurs sont conduit par PapelardiseK

Pour corriger toutes telles erreurs, Se mirent sus ^ des folz entrepreneurs y Que conduisoit dame Papelardise , Et se nommoient par nom reformateurs ; Mais ilz estoient de richesse amateurs' Car pour l'avoir faisoient ceste entreprise.

Les prîncipauk conducteurs de l'Eglise .

Convoitise tellement abusoit , Par beau parler et couverte faîntise*, Que à son vouloir plusieurs en seduisoit.

Des Ypocrites.

Là survindrent ung grant tas d'ypocritcs , Qui preschoient canons et loix escriptes,

1. Papelarder, remuer les lèvres vitement comme quelqu'un qui prie; mot, dans le principe, formé par onomatopée du son pe, pe, oe, que font les lèvres en s'agitant par un mouvement vif. Il s'appliqua bientôt aux gens de dévotion bruyante , purement extérieure , aux hypocrites. Les railleurs, ultra Gallicans au xv* siècle, Huguenots au XVI*, lui conservèrent son sens d'hypocrisie; mais y trouvant le mot pape, ils s'en servirent comme d'une désignation ridicule contre tous les catholiques.

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