‹ Œuvres complètes de Gringore; (volume 2)Chapitre 84 sur 207 · Conseil, enseignement · texte numérisé non relu

Conseil, enseignement

a. Hieronimus : Si quis vult pontifex esse, imitatur Moystn et Aaron : Moyses ad bella non vadit, non pugnat coMtrâ inimicos sed orat.

Les folles Entreprises. 115

Cuydes Richesse » endoctriner; • '*

Mais tu luy aprens telle loy

Que or, biilon , argent et alloy «,

Elle prent pour m'abandonner.

Soubz elle deusse dominer, ' ' *

Et je suis dessoubz le pié mise. . "

Veulx tu ma fille gouverner,

Tu la gastes, Papelàrdise.

Je te dis que tu deusses estre ^

A prier Dieu dedens ton cloistre , . r* Et tu tiens termes curiaulx *.

Richesse ma fille fais paistre *

Tresmal, luy donnes à congnoistre : 1.

Que j'ay par elle infiniz maulx; •*, Tu entens bien que gens royaulx L'ont engendrée en moy sans vice

Comme prudens , discretz , loyaulx, ', •

A celle nn qu'el me nourrisse ^. 1

Or î voys tu ma fille Richesse Voulant s'eslever en haultesse Et me laisser comme esgarée*^;

1. Le poète parle ici de cette Richesse, fille de Devocion et des seigneurs mondains , dont il a raconté plus haut la naissance. On comprend qu'il veut indiquer ces biens donnés aux monastères à titres d'aumônes, de fondations d'œu> ▼rcs pies , de messes et de prières.

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