Réprimander
2. On néglige, pour foire la guerre, rcxpéricncc des anciens.
3. Proverbe ironique qui signifie que Loyauté n'existe plus, la méchante réputotion des meuniers ne devant faire du moulin qu'un pauvre lieu de refuge pour cette vertu. U y
a, Prim. Thim., V : Saiiorem ne increpaveris, sed obsecra utfiratrem.
t. Job. XII : m antiquis ai sapientia, et in multo tempore prudentiû.
c. Gcnesis, IX : Quicumqueeffuderittmmanumsanguinm, fundaur sanffùs iUm,
IjS Gringore.
Pour le jourd'huy y a entre hommes et femmes Noises, debatZy argu et contredit.
Luxure on voit parmy les rues courir ^ ; Les folz regards sont cause de ce vice ; Luxurieux tait le chaste mourir A celle fin que son vueil s'acomplisse.
Le riche abit fait souvent le prémisse ', Puis force vient qui veult rompre la loy ; Est donc requis que ma dame Justice Sur ce cas cy vienne soustenir Foy.
Les faulx tesmoings sont en villes et cours ^ , Hz afferment contre la vérité ; Leur faulseté pour le jourd'huy a cours, Dont maint juge est souvent irrité Et peult juger contre droit , équité , Sans qu'il saiche qu'en ce commette vice.
Telz faulx tesmoings, rempliz d'iniquité.
Sont à pugnir, ilz abusent justice.
a en outre dans ce dicton , comme dans un grand nombre de maximes du Moyen Age, une série de ces interprétations diverses et de ces jeux de mots qui réjouissoient les fins esprits de la bourgeoisie; dans Loyauté ist au moulin, les leunesSotz, à l'esprit vif, pouvoient facilement trouver: Loy ôtie est au moulin ; les rhétoriciens irès-iligans voyoient là Loyaulté s'envolant loin de cette terre sur les ailes du môttlîn à vent, ou broyée entre les meules du moulin i eau; enfin trop de proverbes. envoy oient les asnes au moulin pour que les Pantagruélistes en herbe, en regardant Loyaulté prendre le même chemin , ne fussent pas disposés à en conclure que les asnes seuls vouloient encore se charger de cette vertu.