‹ Œuvres complètes de Gringore (volume 3)Chapitre 109 sur 208 · Immédiatement · texte numérisé non relu

Immédiatement

2. Sans opposition et sans faute. Nous trouvons -plus fréquemment sans quoi ne si.

). De tels droits et de tels devoirs.

4. Cia, Gectz, Jetz, entraves qui retiennent le faucon. L'oiseau de proie avoit à la çatte une plaque appelée veryelle^ où se trouvoient inscrits le nom ou les armes du maître de la béte, et, pour retenir cette dernière, on passoit dans ses vervelles un anneau qui tenoit aux jets.

a. Alanus : A probitate patrum degenerare nephas.

b. Seneca : Régis est monum porrigere lapsis et sepultus yirtutes origere.

142 Gringore.

Tresillustre, plain de bénignité,

Relever Foy fondée en Charité;

Et sur ce point mon esperit s'esveilla ,

Qui du depuis plusieurs fois traveilla

A rédiger la vision predicte

Selon son sens cy par escript réduite.

Comme Vacteur de ce présent livre le présente à Noble et Puissant Seigneur sire Pierre de Ferières y Chevalier, Seigneur et Baron dudit lieu de Ferières et de Thuri, et Seigneur de Dangu ' .

Quant mon esprit fiit lassé de penser A qui devoye ce traicté adresser, Luy fut advis que le devoye bailler A ung tresnoble et prudent chevalier «, Parquoy trouvay les façons et manières Vers le sire Pierre de Ferières,

I . Ce Pierre de Ferrières étoit fils de Guillaume de Fcrrièrcs, baron de Thury et de Dangu, et de Jacqueline du Faïel, vicomtesse de Breteuil ; il épousa Anne Basset, dame d'Ouilly le Basset, et ne laissa pas d'héritiers. Ces Ferrières étoient une des plus illustres familles de Normandie; on les trouve à la conouéte d'Angleterre et à la suite de presque toutes les croisades. Les baronnies de Thury et de Dangu leur étoient venues par le mariage de Jean II de Fejriéres avec Jeanne de Préaax, fille de Pierre de Préaux et de Blanche de Crespin , dame de Thury et de Dangu. Ces détails sont importans pour la biographie de Gringore.

û. luvenalis : Nou iitas sola est animum que moribux ornât.

Les folles Entreprises. 145

* Puissant baron de Thuri sans argu , I En régentant la seigneurie Dangu, Me retirer », luy présentant ce livre.

Se on demande pourquoy c'est que luy livre, Respondre puis que mes prédécesseurs . De sa maison ont este serviteurs V \ Lesquelz je vueil ensuivir, se je puis, I Car son subject et son serviteur suis <*, I Non suffisant de servir sa noblesse , Et toutesfois mon livre à luy adresse , Luy suppliant de prendre en patience Et excuser ma simple négligence ?.

Son homme suis qui de tout mon pouvoir Le vueil servir, et faire mon devoir.

1 . Je trouvay manière me retirer (d'aller) vers le sire de Ferrières, etc.

2. Nous attirons tout particulièrement l'attention du lecteur sur cet unzain , qui doit nous fournir la preuve incontestable de la naissance normande de Pierre Gringore.

j. Négligence, par trop de simplicité. Cette simule negli- \ gence, en l'an 1 504, signifioit la trop grande rareté de rimes I batelées , équivoquées , enchaînées , couronnées , unisonnan- , tes, mariées par équivoques masles ou femelles, simples ou ' composées, ou meslées, didascaliques , planières ,.disparses, bourdonnécs, entrelacées, et de leurs divers mélanges et combinaisons. Disons cependant , pour excuser la simple négligence de Gringore, qu'à cette époque les vers qui ne. sont pas simplement négligés sont inintelligibles. a. Ovidius : Prolis et ingénue est imitarifacta parentum.

144 Gringore.

Le surnom de P Acteur sera trouvé par Uspremièrts lettres de ce couplet.

G rans et petitz, le livre en gré prenez, R ongez ' ces motz à vostre entendement ; J oyeusçpient les faultes reprenez; ^ N otez que l'ay compose simplement.

G races en rens à Dieu dévotement ^, ù j'ay recours en composant tout oeuvre, R ememorant que sans luy nullement E ntendement choses ofRisques n'euvre >•

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