‹ Œuvres complètes de H. Rigault (volume 3)Chapitre 14 sur 199 · XIV NOTICE · texte numérisé non relu

XIV NOTICE

avec 80n esprit et avec son cœur. Tout jeune encore, dans ces lettres qui le peignent si bien^ il écrivait à M. Riquier, après avoir lu le roman de Mme Frédérique Bremer, les Voisins : » Lis ce petit livre ] c'est une peinture ravissante de la vie de famille et de la poésie du chez soi : c'est un de ces rares ouvrages comme le Vicaire ou Herman et Dorothéef qui vous rendent amoureux de votre cheminée et donnent un air romanesque au pot-au-feu. »

•C'est à Versailles aussi qu'il commença à écrire dans les journaux, dans la Revue de l'instruction publique, d'abord^ et quelque temps après, dans le Journal des Débats.

Il me siérait mal de dire les conformités de goût 9 de caractère et d'opinion qui appelaient naturellement M. Rigault au Journal des Débats; car l'éloge que je ferais de lui sur ce point serait l'éloge du journal où j'écris. Il me sera permis cependant de dire quel rare talent il y apporta, et combien ce talent fut vite aimé du public. Notre ami tant regretté, Armand Bertin, sentit dès les premiers jours tout ce qu'il y avait dans le jeune écrivain et il me dit après une courte réponse que M. Rigault avait faite à je ne sais plus quelle attaque de je ne sais quelle feuille : « Rigault est un journaliste. » Dans le langage et les idées d'aujourd'hui , l'éloge peut-être paraîtra mince : dans la bouche de M. Bertin, qui avait le respect et le goût de sa profession; le mot voulait beau-^

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